Les sites internet des candidats à la présidentielle ne respectent pas la loi française sur les cookies

Vie privée

Il semblerait qu’il y ait un petit souci de légalité sur la totalité des sites internet des candidats à l’élection présidentielle. A deux jours du scrutin, c’est le Cookies Gate : en effet, aucun des sites officiels ne respectent la réglementation en vigueur concernant les cookies…

Petit problème : beaucoup de candidats font apparaître dans leur programme leur volonté de renforcer la protection de la vie privée sur internet. Protection qui passe notamment par une législation mise en place par rapport aux cookies, ces petits fichiers stockés sur votre ordinateur par un site web que vous visitez. Les sites internet ont donc l’obligation :

  1. d’informer les utilisateurs de la présence de cookies et de leur utilisation ;
  2. d’obtenir le consentement de l’internaute pour l’utilisation des cookies ;
  3. d’offrir la possibilité de refuser les cookies.

L’étude a été menée par Ronan Chardonneau, formateur à Nantes, enseignant-chercheur et auteur en analyse d’audience à l’Université d’Angers, et elle est complète et fort intéressante, car nous sommes tous concernés. Plus de 90% de ces sites envoient les données de leurs visiteurs, sans leur consentement, vers les Etats-Unis, via le recours quasi-systématique à l’outil d’analyse d’audience de Google, Google Analytics.

cookies - sites candidats présidentielles

Ce qui fait que Google connaît tous les sites des candidats sur lesquels vous êtes allés, votre comportement, la tranche d’âge dans laquelle vous vous situez : de quoi faire un joli sondage bien représentatif à quelques jours du scrutin du premier tour…

« À l’exception du site www.nathalie-arthaud.info, tous les sites des candidats utilisent une solution appelée Google Analytics. Cette technologie fait partie des solutions de web analyse ou solutions d’analyse d’audience. Comme son nom l’indique, elle permet d’analyser le comportement des internautes qui visitent le site web. Par l’intermédiaire de cet outil, dix des onze partis politiques français fournissent ainsi aux États-Unis de précieuses informations sur les intentions de vote des Français. Google connaît le nombre d’internautes qui se sont respectivement connectés à chacun des sites des candidats disposant de ce type de technologie. L’entreprise peut savoir ce que les internautes ont consulté et, d’une certaine manière, possède de bien meilleures estimations d’intentions de votes que ceux des sondages réalisés en France », extrait du rapport de Ronan Chardonneau.

Et il suffit de jeter un rapide coup d’œil  à l’analyse pertinente de Ronan Chardonneau pour se rendre compte de la dangerosité de tels procédés. La vie privée sur internet n’est pas encore privée, loin s’en faut !

[L’étude complète en consultation libre]

Sources :silicon
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