Interview : pourquoi Despérados a choisi la réalité augmentée ?

Despé Matthieu

Clémentine Doumenc, Marketing Manager - International & super premium brands - chez HEINEKEN ENTREPRISE nous a offert une petite interview concernant la réalité augmentée jumelée à la marque Despérados. 

Salut, tu fais quoi dans la vie ? 

Alors, le vilain nom, c’est chef de groupe de la marque Despérados, mais en gros je suis responsable de la marque en France. Le plus gros marché, puisque nous faisons presque 50% de nos ventes dans l’hexagone, ce n’est pas illogique puisque l’entité est née en France. 

Alors, pourquoi ce projet ? Quelle idée saugrenue (#joke) ?

Ca fait des années que nous travaillons avec Le 9e Concept et c’est notre 19e édition limitée, qui fonctionne toujours très bien. Une par an, et nous allons cette fois-ci commercialiser 1,7 millions de bouteilles, totalement compatibles avec la réalité augmentée. Pour cette édition nous voulions explorer une nouvelle facette du street art, avec de la VR également. 

Comment tu as trouvé l’artiste pour réaliser cette vision ? 

Retrouvez ici l’interview de Matthieu.

En fait, Matthieu fait partie du collectif avec lequel on travaille depuis 20 ans ! Le street art est en vogue mais nous ne voulions pas juste faire un chèque. Nous, on arrive avec une idée, un projet et le 9e nous met en relation avec l’artiste qui collera le mieux au pitch. Matthieu bosse super bien sur tout ce qui touche au volume et il se prêtait parfaitement pour cette édition limitée. 

Penses-tu que c’est surfait de jouer sur la carte street art ? 

Non, de part la sincérité de ce partenariat, la curiosité de l’artiste, de cette relation entre le 9e, Despérados et la techno, on cherche juste à donner une expérience supplémentaire. On n’essaye pas de faire cool ou de faire jeune, sans même mettre spécialement la marque Despé d’ailleurs.

Oui il y a la bouteille, mais ce n’est pas nécessaire d’en faire trop. Notre parti pris ce n’est pas d’être dans une démarche tape-à-l’œil, on n’étale pas notre gros logo, quand les gens viennent, ils savent que c’est Despérados et ça suffit. C’est le principe de notre marque, intéresser les gens par le contenu de notre communication, si on fait des choses cool, les gens viendront à la marque, ce n’est pas utile de leur imposer.   

Alors c’est pour qui cette bouteille ? 

Clairement, les jeunes adultes, c’est pas du pipeau, à partir de 18 ans à cause de la loi Evin (qui interdit la consommation d’alcool ou l’incitation). Homme et femme confondus.  

Concernant les œuvres en volume, la réaction masculine est-elle différente de celle féminine ? 

Ecoute, moi je ne l’ai pas remarqué particulièrement. C’est vrai que les mecs ont tendance à commencer par faire des carrés, ou plutôt des cubes. Ils réagissent par rapport au style mais pas nécessairement au volume. Mais c’est toujours drôle de voir l’utilisation de l’outil ! La manière de l’utiliser n’est pas forcément la même, finalement c’est ça qui rend l’expérience chouette, chacun y met sa personnalité, ses envies, sa patte. 

Finalement c’est une bière qui a une identité à part ? 

C’est un produit non substituable, lorsque l’on veut une Despérados, on ne veut pas une 1664 ou une Heineken, c’est un goût particulier, une identité. C’est-ce qu’on cultive aujourd’hui. En plus de ça, nous voulons proposer une expérience, moderne, dans l’ère du temps et en adéquation avec l’image que l’on veut renvoyer. La réalité augmentée et virtuelle s’y prête parfaitement. L’exécution devait être impeccable, c’est beau, propre, et nous voulions faire quelque chose que nous plaise, à partir de là, ça va plaire aux consommateurs. Les artistes ont carte blanche d’ailleurs, ça fonctionne, comme une poignée de main entre potes, ou un bon apéro. 

C’est quoi la suite ? 

On vient de terminer celle-ci et tout le monde nous pose la question. On va se remettre à plancher sur la nouvelle édition, ce qu’on s’est dit, c’est qu’on a simplement ouvert une porte. Il reste énormément à explorer avec la réalité virtuelle, ce n’est qu’un dixième de ce qu’on peut faire avec ces technologies (NDLR : Les équipes utilisent un Oculus Rift pour créer et un HTC Vive pour regarder la pièce de Matthieu), donc on voudrait continuer sur ce pan.  

Ce que Uber en a pensé ?

On a envie de mettre son smartphone devant la bouteille, juste pour montrer ce qu’il va se passer. Art, techno, culture, pas d’embrigadement, réalité virtuelle. Sacré projet, alors préparez vos téléphones pour les apéros de cet été (avec modération s’entend). 

Pour ceux qui souhaitent tester par eux-mêmes, c’est ici.

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  1. 3 articles en 3h sur l’alcool Desperados, soit vous abusez par votre manque de coordination et synchronisation , soit ça sent le billet sponsorisé, dans les deux cas ça me déçoit…

    1. Pas du tout, la bouteille est chouette, et nous avons pu interwiever l’artiste et la personne ayant développé le volet réalité augmentée. Ca nous a paru intéressant, de part l’approche artistique et l’utilisation de la technologie. Les articles sponsorisés sont toujours mentionnés en tant que tel, c’est la loi. Bien à vous.

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