Ces jeunes roboticiennes afghanes ont été privées de visa d’entrée aux Etats-Unis et d’une compétition à Washington

image-une- Etats-Unis compétition robotique

Elles y avaient pourtant mis tout leur cœur et leur intelligence. Les six filles de l’équipe afghane, réunies autour de Roya Mahboob, première femme PDG d’une entreprise de tech en Afghanistan, ne pourront pas aller à la FIRST Global, une compétition de robotique, qui se déroule au milieu du mois de juillet, aux Etats-Unis, à Washington.

Elles ont pourtant fait la demande deux fois, traversant les 800 kilomètres qui les séparent de Kaboul, un chemin dont on imagine aisément qu’il ne fut pas simple. Mais la réponse est sans appel : elles n’auront pas de visa pour assister à la compétition aux Etats-Unis. Pourtant, d’autres équipes, venant d’Irak, d’Iran, ou du Soudan, ont reçu le précieux sésame. Pour Roya Mahboob et les six adolescentes, c’était une vraie déception : « elles ont passé la journée à pleurer », a commenté la cheffe de projet.

Leur route était semée d’embûches : déjà, au moment de commander les pièces nécessaires à la fabrication de leur robot, un trieur de balles, celles-ci avaient été retenues des mois à la douane – de peur que ces pièces soient utilisées par des entreprises terroristes, Daech en premier plan, et les filles avaient été obligées de s’entraîner sur une petite voiture faite avec les moyens du bord. Alors à la mi-juillet, seul leur robot sera présent, mais sans son équipe.

Les services américains n’ont pas donné de justification, même s’il est évident qu’il est extrêmement difficile pour des Afghans d’obtenir un visa pour les Etats-Unis, même pour le travail ou suite à une invitation par un officiel américain, ici la compétition FIRST Global, en la personne de Joe Sestak, son président et ancien membre du Congrès.

Tags :Sources :washingtonpost
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