L’inventeur du point Godwin remet les points sur les i après les événements de Charlottesville

Charlottesville - suspension du point godwin

A Charlottesville, dans l’Etat de Virginie, aux Etats-Unis, des manifestations violentes de néo-nazis et groupes de l’extrême droite américaine ont défilé dans les rues, avec t-shirt citant Hitler, salut nazi, et compagnie. Rapidement, des contre-manifestants ont protesté contre ce rassemblement immonde, et pour cela, une jeune femme a perdu la vie, après que l’un de ces néo-nazis ait lancé sa voiture sur le groupe de contre-manifestants.

Nous sommes en 2017, et l’on se bat toujours contre des nazis. Si la quasi-totalité de la classe politique américaine a condamné ces événements et cet acte, il semblerait que certains rechignent encore à appeler un chat, un chat, jusqu’au président Donald Trump, qui a condamné des excès « des deux côtés ». Après la colère, la tristesse et la consternation, l’inventeur du point Godwin, l’avocat Mike Godwin, a tenu à mettre les points sur les i.

Selon cette théorie, « plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler s’approche de 1 ». On l’a probablement tous expérimenté (écrit ou lu) sur internet : quand un débat s’assèche et s’extrémise, on en arrive souvent à l’évocation du régime hitlérien, souvent de façon infondée (on en parle, des « féminazies » ?)

Seulement là, ce n’est pas infondé : les personnes qui ont manifesté aux Etats-Unis, scandant Hitler, vénérant un régime d’une rare violence ayant envoyé à la mort des millions de personnes, luttant pour l’inégalité des droits et la suprématie des Blancs, brandissant des drapeaux de croix gammées et reprenant leurs codes vestimentaires, cela s’appelle des nazis.

« Par tous les moyens, continuez de comparer ces têtes de cul à des nazis. Encore et encore. Je suis avec vous. »

Il est donc temps d’ouvrir les yeux sur les ravages de la communication (bien pensée et bien menée) sur le web et ailleurs, de celle qui se nomme « alt-right » soit la « droite alternative », ayant gommé de ses discours tous les éléments de langage pouvant évoquer l’extrême droite, les régimes dictatoriaux associés et en particulier le régime nazi. Ce n’est pas de la liberté d’expression, ce n’est pas de la droite « alternative », c’est du néo-nazisme, c’est une idéologie violente, suprémaciste, dangereuse et active, et qui a su montrer, malheureusement et aux yeux de tous, ce dont elle était capable à Charlottesville.

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