Et si l’US Navy était victime de cyberattaques ?

US Navy

Ces derniers temps, en Asie, plusieurs navires de guerre américains ont été victimes d'incidents, dont une collision meurtrière au large de Singapour il y a quelques jours. La cause serait-elle à chercher du côté des cyberattaques ?

Le destroyer USS John S. McCain est entré en collision avec un pétrolier ce Lundi. dix marins portés disparus et cinq blessés. L’amiral John Ridcharson n’excluait pas un facteur extérieur ou une cyberattaque, sans pour autant préjuger des résultats de l’enquête. « Nous envisageons toutes les possibilités.« 

En Juin dernier, c’était le destroyer USS Fitzgerald qui entrait en collision avec un porte-conteneurs. En Janvier, l’USS Antietam s’échouait près de sa base japonaise et en Mai, l’USS Lake Champlain heurtait un navire de pêche. Sans faire de victimes dans ces deux cas.

« Nous n’écartons aucune piste« , déclarait l’amiral Scott Swift. Mais les experts sont partagés. Certains estiment qu’un simple surmenage pourrait tout à fait expliquer ces incidents, d’autant plus que la navigation était délicate dans ces mers.

Pour Itar Glick, directeur de la société spécialisé en cybersécurité Votiro, par contre, les systèmes GPS de navires auraient tout à fait pu être sabotés : « Je crois que des pirates pourraient tenter de le faire. Et s’ils sont soutenus par un État, ils pourraient disposer des ressources nécessaires pour organiser ce type d’attaque. »

La Chine et la Corée du Nord seraient alors des coupables tout à fait vraisemblables. Les États-Unis ont plus d’une fois accusé Pékin de cyberattaques. Itar Glick évoque qui plus est un incident de brouillage GPS à grande échelle en Juin dans la mer Noire. Jeffery Stutzman, directeur des opérations de renseignement chez Wapack Labs, « serai[t] très étonné qu’il s’agisse d’un cas d’erreur humaine, pour la quatrième fois consécutive.« 

D’autres experts, par contre, doutent d’un tel scenario. Pour Zachary Fryer-Biggs, consultant chez Jane’s by IHS Markit, même si un anomalie survenait sur le système GPS, d’autres sécurités prendraient le relais : « La collision ne peut survenir qu’en cas d’échec de plusieurs autres mécanismes. » Pour Daniel Paul Goetz, de la société Lantium, il faudrait aussi connaître la localisation et la vitesse exactes des deux vaisseaux. Et « l’armée US se sert d’un système GPS hautement sécurisé, hautement codé. Les risques de voir quelqu’un s’emparer du contrôle d’un bâtiment de guerre sont proches de zéro« .

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Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. Ce qui n’aurait aucun intérêt.
    Aucun intérêt pour un pays ayant cette capacité de la dévoiler en période de paix, où les US auront tout le temps de l’identifier et de la corriger.
    Aucun intérêt de perdre un effet de surprise pouvant affecter un plus large pan de la flotte, en cas de tension plus forte ou de début de conflit.
    Aucun des pays en ayant théoriquement la capacité n’aurait d’intérêt à la mettre en œuvre dans un tel contexte, et il n’y a aujourd’hui aucun cas suffisamment tendu ou bien des menaces faisant suite à ces « exactions fantasmées ».

    Bref, intellectuellement, c’est marrant de jouer avec ce type d’hypothèse en la circonstance, mais géopolitiquement comme en terme de stratégie militaire, ça n’a aucun sens, quelque soit le pays envisagé.

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