Les effets spéciaux crèvent l’écran à la Cité des Sciences

Les effets spéciaux à la cité des sciences et de l'industrie

Les effets spéciaux sont sur tous les écrans et, jusqu'au 19 août, à la Cité des sciences et de l'industrie, porte de la Villette, à Paris. L'exposition dévoile les coulisses des effets visuels et sonores de Georges Méliès à Star Wars: le réveil de la force de J.J. Abrams.

Une nouvelle fois, tout l’intérêt de cette exposition de 1200 m2 sur les effets visuels et sonores réside dans son interactivité. Le visiteur est invité à “s’accréditer” avant d’entrer sur le Plateau pour enregistrer toutes ses productions.

Une Scarlett Johansson virtuelle

Pour commencer: les étapes d'un film

Pour commencer: comprendre les étapes d’un film.

Mais avant cela, un passage par le Bureau est obligatoire. Car avant de filmer et créer les effets, chaque scène d’un film est imaginée, réfléchie, écrite, voire dessinée. Dans une première salle, on découvre donc des scénarios originaux, des story-boards (Alien, la résurrection de Jean-Pierre Jeunet, 1997) et des prévis. Ces derniers sont des story-boards animés virtuellement. Comme l’exemple d’une scène de poursuite du film Lucy, réalisé par Luc Besson, avec une Scarlett Johansson virtuelle. Il permet de visualiser en amont du tournage les difficultés techniques, les moyens à mettre en oeuvre, le coût des effets à créer. Si en France ce coût équivaut en général à 3 à 8% du budget du film, il monte à 50% dans les grosses productions américaines.

Devenez superviseur d’effets spéciaux

La motion capture: une des techniques des effets spéciaux

La motion capture: une des techniques des effets spéciaux.

Après avoir bien compris toutes les étapes d’un film, il est temps de passer à la pratique ! Bienvenue sur le Plateau de cinéma, muni de votre accréditation. Vous pouvez devenir un singe de La Planète des Singes grâce à la motion capture, voir les étapes de maquillage subies par Marion Cotillard pour se glisser dans la peau d’Edith Piaf ou encore vous filmer sur un pont suspendu au-dessus d’un dangereux ravin grâce au fameux fond vert. En plusieurs ateliers rapides mais pédagogiques, toutes les techniques d’effets sont expliquer. Celui du maquillage est particulièrement saisissant avec une section consacrée aux faux cadavres !

Vous pouvez faire un trucage de type apparition/disparition avec un montage vidéo digne de Georges Méliès. Les effets sont partout, jusque dans les films d’auteur qui en semblent à priori dépourvus. Ils pallient une météo capricieuse, l’absence de décor naturel, le coût élevé d’une véritable explosion… Grâce aux évolutions technologiques, ils ouvrent de plus en plus de possibilités à l’imagination sans bornes des cinéastes.

“La révolution numérique est comparable à celle du parlant et de la couleur, ni plus, ni moins.”  Georges Lucas

Le fameux fond vert: à vous de jouer !

Le fameux fond vert: à vous de jouer !

Les effets sonores: du cri de Wilhelm à celui de Chewbacca

Après le tournage, vient le travail sur l’image. Dans Le Studio, on passe à la post-prod. Le visiteur découvre tous les effets réalisés et incrustés au film par une multitude de professionnels. Le Matte painter crée un paysage ou un décor de toute pièce qui viendra se poser sur le fond vert. On retrouve cinq exemples de travail réalisé par l’artiste Jean-Marie Vives, pour Alien, la résurrection, La Cité des enfants perdus ou encore Le Petit Poucet.

On écoute aussi l’histoire des sons imaginés par les designer sonores. Ou comment Ben Burtt a mixé des enregistrements d’ours, de blaireau, de phoque et de morse pour le cri de Chewbacca. Les experts retrouvent le célèbre cri de Wilhelm réutilisé dans de nombreux films comme un clin d’oeil à la profession. On notera aussi que le céleri que l’on casse imite à merveille un os qu’on brise ! Un son délicat pour les oreilles !

Les effets ont un coût mais surtout un poids.

La destruction de la lune Jedha dans Rogue One: a star wars story a nécessité 30 000 giga de données uniquement pour les effets de particules. Quel chemin parcouru depuis Tron réalisé par Steven Lisberger en 1982 sur des machines de 2 méga de RAM. Vers la fin du parcours, le visiteur découvre ainsi de nombreuses anecdotes de ce type dans un décor de data center.

Les effets spéciaux sont partout !

Les effets spéciaux sont partout depuis le 19e siècle !

Les effets spéciaux made in France

Cette exposition qui explore les multiples facettes des effets spéciaux s’adresse clairement aux amateurs curieux. Car les férus de FX ont déjà dévoré des quantités de documentaires et de livres sur l’histoire et les techniques des effets dans le cinéma. Mais pour eux, l’expo se prolonge avec une rencontre autour du métier de superviseur/superviseuse d’effets spéciaux, le 25 janvier à 20h30, et un colloque sur les effets spéciaux français le 8, 9 et 10 mars prochain.

Pour ceux et celles qui ont trouvé leur vocation à l’issue de l’exposition !

Trouver sa vocation dans les effets spéciaux

Trouver sa vocation dans les effets spéciaux.

Toutes les photos: ©virginie duchesne

Tags :Sources :Cité des sciences et de l'industrie
Dernières Questions sur UberGizmo Help

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité