Selon une récente méta-étude, le contrôle des armes à feu sauve vraiment des vies !

armes à feu

Alors que la question du contrôle des armes à feu est sans cesse repoussée aux États-Unis, la plus grande étude jamais réalisée sur le sujet établit clairement un lien entre la régulation et la diminution des morts par arme à feu. Jusqu'à maintenant, les études restaient cantonnées à une zone très précise. Celle-ci compile 130 études précédentes.

C’est donc une méta-étude qu’ont menée des chercheurs en 2016. En analysant toutes les données de quelque 130 études menées dans 10 pays – dont les États-Unis, l’Australie, le Brésil, l’Afrique du Sud et l’Autriche – durant ces 60 dernières années, ces chercheurs concluent qu’un contrôle des armes à feu a un lien avec une diminution des morts. “Dans les différents pays, plutôt que de constater une augmentation du taux d’homicide, on voit une diminution“, expliquait la chercheur Julian Santaella-Tenorio, de l’Université Columbia.

Chacune des études analysées s’intéressait à des changements spécifiques dans la législation sur les armes à feu et leur impact sur les homicides, suicides et blessures ou morts non intentionnelles liés aux armes à feu.

Cette méta-étude est arrivée à trois conclusions : il faut le plus souvent davantage qu’une seule nouvelle loi pour constater un véritable changement. Restreindre l’accès aux armes et leur achat fait effectivement diminuer le nombre de morts. Les études individuelles doivent être mieux réalisées et planifiées dans le futur pour que les résultats soient plus convaincants.

Le premier point est très intéressant parce que les 130 études reposaient sur des législations différentes. Et il s’avère que lorsqu’un pays a plusieurs lois en place, les morts imputées aux armes à feu diminuent.

En Afrique du Sud depuis 2000, le Firearm Control Act impose un bannissement des “armes les plus puissantes”, la mise en place d’une vérification des antécédents d’un acheteur et l’obligation de “permis et autorisation pour l’achat”. Cela s’est traduit par une diminution de 13,6% des homicides par arme à feu et ce chaque année durant les cinq années qui ont suivi. Les chiffres furent similaires en Australie en 1996.

Cette méta-étude a ses limites, très largement dues aux propres limites individuelles de chaque étude prise en considération. Il faudrait, pour avoir une meilleure vue d’ensemble, une étude longitudinale – c’est-à-dire suivre, sur le long terme, une population qui subirait justement un changement dans sa législation sur les armes à feu -, une coïncidence impossible à planifier, et qui n’est pas (encore) arrivée.

Mais “cette étude est cruciale pour faire avancer le débat“, écrivent les auteurs, “et pour le développement de règles efficaces qui pourraient alléger le fardeau des blessures par arme à feu sur les populations.

Tags :Via :Science Alert
  1. AH…. WAY ???
    KIA BES0IN DUNE META ETUDE P0UR DIRE SA ?

    M0I A 6 ANS JEU LAVER DEJA C0N PRIX….
    S0N PAS TRES FUFUT LES MARCHANDES ARMES….
    A M0INS KILL SE F00T 2 N0S GUEULES !!!!!

  2. Conscients de la corrélation entre régulation des armes et des munitions et nombre de tués par arme à feu, l’administration républicaine américaine, poussée par la NRA, a carrément interdit toute étude sur l’impact des armes à feu sur la santé de la société des USA.

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