Fin de parcours ce week-end pour la station spatiale chinoise Tiangong-1

Tiangong-1

C'est un risque bien réel avec tout ce que l'homme envoie dans l'Espace. Voir un appareil retomber de manière totalement incontrôlée sur Terre. Et c'est ce qui va se passer ce week-end, selon les prévisions de l'Agence spatiale européenne (Esa) avec la station spatiale chinoise Tiangong-1.

Des débris de l’engin situés à l’heure actuelle à moins de 200 km de la Terre pourraient s’écraser sur le territoire français. Marie-Anne Clair, directrice des systèmes orbitaux du Cnes, l’agence spatiale française, surveille la chute depuis Toulouse. Elle nous explique la situation.

Tiangong-1 – qui signifie “Palais céleste” – est la première station chinoise, elle fut lancée en Septembre 2011. Si l’on ne connaît pas précisément l’origine de la panne, on sait que la station est actuellement en orbite : “Elle n’est pas encore en phase de rentrée. Cela veut dire qu’elle est sur une orbite stable qui descend. Quand elle va entrer dans l’atmosphère, elle va atteindre une centaine de kilomètres et chauffer par frottements avec l’atmosphère, ce qui va entraîner sa dislocation. Une grande partie, 80-90 % va se consumer et se transformer en poussière.

Certains morceaux pourraient résister. Ils seraient alors susceptibles de retomber sur Tere, dans une zone très vaste, entre “+42,7 degrés et -42,7 degrés” de latitude. Autrement dit, le Sud de l’Europe pourrait être touché. En France, ce seraient les régions de Perpignan, de la Corse et les territoires d’Outre-Mer. “Nos dernières prévisions tablent sur une tombée des débris le 1er avril au matin ou le 31 mars très tard dans la nuit.

Mais quel est le risque, au juste ? “L’essentiel sera réduit en poussières. D’autres objets de volume comparable à la station, des étages de lanceurs ou des satellites, sont actuellement en orbites et rentreront sur Terre. Rien qu’en 2016, on a eu 250 rentrées d’objets pour une masse totale de 50 tonnes. Tous ont brûlé et aucun n’a entraîné de dommage au sol, encore moins humain.

Une chose est sûre, “le ciel ne va pas nous tomber sur la tête. L’eau occupe 70 % de la planète, et si on ajoute les territoires inhabités, les probabilités sont très faibles.” Le risque d’être touché par un débris spatial serait d’ailleurs de 1 sur plus de 1 000 milliards. Soit dix millions de fois moins que celui d’être touché annuellement par la foudre.

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