Vendredi 13 sur le web, le besoin de croire à l’aléatoire ?

Photo credit frogDNA on VisualHunt.com CC BY-NC-ND

FDJ a demandé à Olivier Le Deuff, Maître de conférences en sciences de l’information et de la communication, Université Bordeaux Montaigne et spécialiste du numérique de réfléchir au vendredi 13 et sa place sur internet.

Les pratiques sur le web recèlent parfois des choses étonnantes, mais le vendredi 13 ne semble pas constituer un objet spécifique à la culture geek. Il n’y a pas non plus de distinction réel/virtuel par des comportements vraiment différents sur les forums et réseaux sociaux.

Le vendredi 13 s’inscrit au final parmi les évènements réguliers du calendrier du web pour lesquels on peut étudier quelques réactions dédiées. Toutefois, on observe un certain détachement vis-à-vis du phénomène superstitieux. On peut même y voir une sorte d’autodérision qui montre le fait d’y croire sans trop y croire, en témoignent les nombreux tweets en ce sens. 

Les gens ont donc peur du vendredi 13 selon les statistiques du web, un plus petit nombre trouve que cela porte chance (j’ai rencontré ma moitié, le 13 juillet 2013, au 113 d’une rue du treizième arrondissement. Je suis mariée, team paraskevidékatriaphiles !). Mais la plupart expriment une forme d’autodérision ; le tout sous forme de plaisanterie ou de stratégie pour conjurer le mauvais sort ? C’est un bon moyen d’exorciser ses peurs et ses craintes par une sorte de confession adressée au réseau.

En somme, c’est clairement une date qui nous fait réagir depuis des décennies, sauf que nous l’exprimons désormais sur nos réseaux sociaux et sous la forme de hashtags. #vendredi13, associé à cette tendance le #JeNeSuisPasSuperstitieuxMais (19 000 mentions sur Twitter). L’Internet et le web ne sont donc pas exempts de rituels et de superstition.

Photo credit: frogDNA on VisualHunt.com / CC BY-NC-ND

 

 

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