Injection, vaccin, prise de sang, bientôt la fin des piqûres !

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Injection, vaccin, prise de sang, autant d'opérations bénignes qui effrayent pourtant bon nombre de personnes à cause de leurs aiguilles. D'ici quelques années cela dit, celles-ci devraient disparaître, remplacées par plusieurs innovations. Présentation.

La startup américaine Seventh Sense propose un boîtier à coller sur la face extérieure du bras. Deux à trois minutes après avoir appuyé sur son gros bouton poussoir, le sang est collecté dans son petit réservoir et pourra être analysé. Pas mal, non ? Les fondateurs de Seventh Sense Biosystems viennent d’obtenir l’autorisation de commercialiser cette invention en Europe. D’abord diffusé dans les laboratoires d’analyses, “les particuliers pourront l’utiliser directement chez eux“.

Si la grosse aiguille disparaît, il faut bien passer la barrière cutanée. Pour ce faire, ce sont 30 microaiguilles, “de l’épaisseur d’un cil“, qui percent, à la vitesse de “100 000 mètres par seconde” avant de se rétracter. La petite cicatrice en forme d’anneau disparaît en quelque jours.

Des chercheurs travaillent aussi aujourd’hui sur le sang des menstruations, pour éviter tout prélèvement, ou sur la transpiration. En effet, grâce à l’invention de John Rogers, de l’Université de l’Illinois, avec un simple patch, il est possible d’obtenir la glycémie du patient : “Nous sommes encore en train d’établir les corrélations entre les quantités détectées dans la sueur d’un patient et celles présentes dans son sang. Si ces essais sont concluants, notre outil pourrait remplacer les tests de dépistage du diabète de type 2“.

Les injections aussi pourraient profiter de ces technologies. Après 20 ans de recherches et 80 millions d’euros d’investissement, le français Patrick Alexandre, fondateur de Crossject, lancera, en 2020, le tout premier injecteur sans piqûre. Celui-ci fonctionne avec un gaz sous pression qui propulse le médicament à travers la peau via des jets à plus de 500 km/h. Niveau de douleur : “rien de plus qu’un petit élastique qui claquerait sur la peau.

Certains planchent sur des alternatives aux injections traditionnelles pour les vaccins. “Il y a beaucoup de travaux autour de patchs avec des microaiguilles mais, pour l’instant, aucun n’est réellement prêt“, précise Béhazine Combadière, directrice de recherche à l’Inserm à l’université Pierre-et-Marie-Curie. DBV, une startup franco-américaine, travaille par exemple sur un patch : “La sueur et le vaccin se mélangent jusqu’à ce que le produit finisse par passer la barrière cutanée pour atteindre les cellules immunitaires de la peau“, explique le Dr Pierre-Henri Benhamou.

Les heures de terreur des aiguilles sont comptées !

Tags :Via :L'Express

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