Test : Starcraft 2 : Heart Of The Swarm

Starcraft 2 : Heart Of The Swarm

Starcraft 2 : Heart Of The SwarmAprès deux ans et demi, Jims Raynor, Zeratul et Sarah Kerrigan reprennent les armes sur PC pour un nouveau chapitre dans le secteur de Koprulu.

Après un magnifique succès en multijoueur, Wings Of Liberty et les terrans cèdent donc le pas au chapitre 2 : Starcraft 2 : Heart Of The Swarm. L’occasion pour les zergs de monter au crĂ©neau dans la campagne solo, mais aussi de remuer un peu de fond en comble le multijoueur du jeu grâce Ă  des nouvelles unitĂ©s et quelques Ă©quilibrages dont Blizzard seul a le secret. Pour le pire et pour le meilleur ? En tout cas, une chose est sĂ»re : Blizzard ne perd pas le Raynor.

C’est quoi ?

Starcraft 2 Heart Of the Swarm est un jeu de stratĂ©gie temps rĂ©el dĂ©veloppĂ© par Blizzard. Suite de Wings Of Liberty qui suivait les pĂ©rĂ©grinations de Jims Raynor et ses terrans, le jeu va aborder cette fois les Zergs, race-extraterrestre Ă  l’esprit de ruche, qui assimile les ĂŞtres vivant pour constamment faire Ă©voluer l’espèce. La campagne fait directement suite au premier Ă©pisode et va mettre l’accent sur Sarah Kerrigan dans sa quĂŞte de vengeance. L’occasion de dĂ©couvrir plus en dĂ©tail le fonctionnement de la nuĂ©e zerg et prendre en main tout un tas de bĂ©bĂŞtes mortelles. Sur le plan multijoueur, Heart Of The Swarm rajoute de nouvelles unitĂ©s, modifie les anciennes, et introduit quelques nouvelles mĂ©caniques afin de proposer une nouvelle expĂ©rience.

Pourquoi c’est bien ?

  • Le dernier titre de Blizzard est aussi riche en contenu que Wings Of Liberty : la campagne solo compte une petite trentaine de missions, un multijoueur compĂ©titif avec un classement par league et le fameux mode arcade qui offre un contenu crĂ©Ă© par les fans virtuellement inĂ©puisable.
  • CĂ´tĂ© solo, le jeu va reprendre dans les grandes lignes un dĂ©roulement proche de Wings Of Liberty. Si on note le retour entre chaques missions des nombreuses cinĂ©matiques et dialogues pour faire avancer l’aventure, les Zergs offrent en revanche quelques nouvelles mĂ©caniques bien sympathiques. Il faudra bien entendu avancer dans la campagne pour dĂ©bloquer au fur et Ă  mesure de nouvelles unitĂ©s. Et si dans Wings Of Liberty il Ă©tait possible de dĂ©bloquer des upgrades pour ses troupes avec des objectifs secondaires, cette fois, les unitĂ©s Zergs ont dès le dĂ©part droit Ă  trois amĂ©liorations parmis lesquelles il faudra en choisir une, avec la possibilitĂ© de changer Ă  volontĂ© entre chaque mission. On dĂ©couvre ainsi les diffĂ©rents pouvoir et on peut s’adapter en consĂ©quence pour chaque mission : des zergling plus rapide pour une mission au temps limitĂ©, plus puissants pour une mission de dĂ©fense ? C’est Ă  vous de dĂ©cider.
  • Toujours en solo, Heart Of The Swarm dĂ©voile la philosophie de l’essaim, avec des missions dites d’Ă©volution, oĂą il sera proposĂ© durant l’aventure de pousser plus loin les capacitĂ©s de ses crĂ©atures, via deux branches possibles, sans retour en arrière, mais souvent pour obtenir des unitĂ©s encores plus puissantes. Ces missions d’Ă©volutions sont d’ailleurs de vĂ©ritables tutoriels pour bien comprendre le fonctionnement d’une spĂ©cialisation avant de la choisir pour de bon. Une excellente idĂ©e qui va du coup permettre aux nĂ©ophytes de bien saisir les enjeux.
  • Sarah Kerrigan est beaucoup plus prĂ©sente que Jim Raynor sur le champ de bataille, puisqu’elle sera en première ligne pour quasiment toutes les missions. A l’instar de Warcraft 3, l’ex Reine des Lames gagne en niveau durant les missions, avec possibilitĂ© de gratter quelques niveaux supplĂ©mentaires via des objectifs secondaire, et elle accède du coup un arbre de compĂ©tences diverses avec Ă  chaque palier le choix entre 3 capacitĂ©s diffĂ©rentes, qu’il sera possible de modifier en fonction des missions, ce qui rajoute une dimension tactique et un petit cĂ´tĂ© RPG bien ficelĂ©.
  • CĂ´tĂ© multijoueur, le metagame change Ă©normĂ©ment avec l’ajout des nouvelles unitĂ©s. Les zergs gagnent un nouveau lanceur de sorts avec le Viper, qui permet d’attirer Ă  lui des unitĂ©s, ou d’aveugler les adversaires sous un nuage, on note Ă©galement le Swarm Host, qui s’enterre et gĂ©nère des unitĂ©s qui vont attaquer l’adversaire. Les terrans bĂ©nĂ©ficient des redoutables et dĂ©testĂ©es mines veuves, qui s’enterrent et lâchent un missile puissant Ă  intervalle rĂ©gulier ou encore le nettoyeur, variation bipède du tourmenteur, plus rĂ©sistant et avec une aire d’attaque plus concentrĂ©e. Les protoss enfin rĂ©cupèrent 3 nouvelles unitĂ©s, le mothership core, lanceur de sort de support, l’oracle, unitĂ© de reconnaissance et d’agression rapide et enfin le tempĂŞte, un vaisseau d’attaque Ă  très longue portĂ©e, spĂ©cialisĂ© contre les blindĂ©s volants. On dĂ©nombre Ă©galement une quantitĂ© de nouvelles capacitĂ©s et quelques refontes d’unitĂ©s qui modifie pas mal la donne : les char ont accès au mode siège sans recherche, les sporuleurs rampants chez les zergs permettent de se dĂ©fendre contre les agressions violente très tĂ´t, les disloqueurs protoss peuvent booster leur rayon sur simple activation. Si il est encore difficile de parler Ă©quilibrage, le jeu semble pour l’instant donner un avantage aux terrans, mĂŞme si les zergs et les protoss n’ont pas encore dit leur dernier mot. Mais au final, la machine du multi compĂ©titif est relancĂ©e, et les joueurs casual ont de longues heures devant eux avant de maĂ®triser les arcanes du titre.
  • Toujours en multi, Heart Of The Swarm propose une refonte totale du système : un système d’expĂ©rience a Ă©tĂ© mis en place afin de suivre sa progression de manière plus chiffrĂ©e et de dĂ©bloquer la plupart des rĂ©compenses comme les grafs et les portraits. Le système de replay a aussi bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une refonte bienvenue, avec surtout la possibilitĂ© de regarder les replays sur Internet Ă  plusieurs. Il est enfin possible de commenter un match Ă  plusieurs sans bouger de chez soi, et c’est gĂ©nial. Enfin, le système de clan permet d’avoir son tag personnalisĂ© pour marquer l’appartenance Ă  une structure ou un groupe, fini le casse tĂŞte pour intĂ©grer son tag dans le pseudo et le besoin de renommer lorsqu’on change. Logiquement, toutes ses modifications ont Ă©galement Ă©tĂ© appliquĂ©es Ă  Wings Of Liberty. On apprĂ©cie l’effort de la part de Blizzard, qui continue de faire Ă©voluer le titre dans le bon sens.

Pourquoi ça aurait pu être mieux ?

  • Le scĂ©nario de Heart Of The Swarm a beau ĂŞtre efficacement menĂ©, il n’en reste pas moins un peu trop basique dans ses ficelles, et surtout trop manichĂ©en dans sa conclusion. En dĂ©finitive, les poncifs trop Ă©vidents rendent le tout infĂ©rieur Ă  Wings Of Liberty. Heureusement, il reste des passages intĂ©ressants et quelques surprises flatteront les fans de la campagne de Broodwar (qui reste le meilleur scĂ©nario de la saga Ă  ce jour.)
  • La difficultĂ© de la campagne Heart Of The Swarm est un peu aux fraises. Wings Of Liberty proposait un certain challenge et les dernières missions pouvaient s’avĂ©rer coriaces. Mais HOTS s’enfile d’une traite sans trop de difficultĂ©, surtout si l’on adapte ses unitĂ©s et Kerrigan en consĂ©quence. Il restera bien le mode Brutal, mais ce dernier est loin de mĂ©riter son nom, surtout pour les vieux briscards de WOL.

Ça nous a étonné

Si l’aspect graphique n’a pas vraiment Ă©voluĂ© depuis le prĂ©cĂ©dent Ă©pisode, on dĂ©note en revanche quelques nouveaux environnements rĂ©ussis, mais surtout une gestion bien plus dynamique de la physique. Bon, ça reste un dĂ©tail qui se cantonne aux morceaux d’unitĂ©s dĂ©truites, mais tout de mĂŞme, ça a son petit effet dans les affrontements.

Et alors, j’achète ?

Heart Of The Swarm frappe sans surprise la oĂą on l’attendait : Une campagne fournie, un multi toujours aussi profond et tout un tas de dĂ©tails agrĂ©ables et bien trouvĂ©s. Le jeu ne prend certes pas beaucoup de risques, mais il offre ce degrĂ© de finition qu’on est en droit d’attendre d’un jeu Blizzard. si l’on aurait bien aimĂ© un peu d’Ă©volution cĂ´tĂ© solo, les nouvelles fonctionnalitĂ©s introduites dans l’interface et dansle multi sont bienvenues et poussent en avant l’aspect compĂ©titif du titre, mĂŞme pour ceux qui se moquent de l’eSport. On notera en revanche un scĂ©nario un peu faiblard et une difficultĂ© de la campagne Ă  la baisse, mais qu’on ne s’y trompe pas, Blizzard prouve une fois de plus sa maĂ®trise totale du genre.

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