Les 10 technologies qui ne devraient jamais voir le jour !

Les quatre cavaliers de l'apocalypse

Plus nous avançons dans le 21Ăšme siĂšcle, plus nous commençons Ă  apercevoir les futures et fantastiques opportunitĂ©s technologiques qui vont s’offrir Ă  nous. A contrario, nous percevons Ă©galement les prochaines dĂ©rives et horreurs potentielles qui se profilent subversivement. Voici les 10 technologies les plus effrayantes qui ne devraient jamais, jamais, voir le jour.

1. Les nanotechnologies militarisées

Rien ne pourrait dĂ©truire la Terre plus rapidement, et ce pour deux raisons : auto-rĂ©plication incontrĂŽlĂ©e et croissance exponentielle. Un gouvernement nihiliste, un acteur non Ă©tatique ou mĂȘme un seul ĂȘtre humain pourrait concevoir des machines microscopiques capables de consommer les ressources de la Terre en un rien de temps, tout en laissant des rĂ©sidus polluants, voire toxiques, tant qu’Ă  faire.

Robert Freitas a rĂ©flĂ©chi Ă  plusieurs hypothĂ©tiques nanotechnologies tueuses, y compris des tueurs aĂ©rovores. La gelĂ©e grise est un scĂ©nario de fin du monde, dans lequel une horde de robots auto-rĂ©plicants devient hors de contrĂŽle et consomme l’ensemble des ressources terrestres. Selon Freitas, l’apocalypse surviendrait aprĂšs 20 petits mois Ă  moins de trouver une sorte de systĂšme qui perturbe les mĂ©canismes internes des nanorobots.

2. Des machines conscientes

Il est acquis de tous que nous finirons par implanter une conscience artificielle au sein d’une machine. Retour en 2003, le philosophe Thomas Metzinger mettait les pieds dans le plat avec cette vĂ©ritĂ©

“Que diriez-vous si nous modifions gĂ©nĂ©tiquement des bĂ©bĂ©s humains mentalement retardĂ©s pour des raisons de progrĂšs scientifique. Nous les faisons naĂźtre avec certains dĂ©ficits cognitifs et Ă©motionnels afin d’Ă©tudier leur dĂ©veloppement psychologique postnatal ?”

Absurde, effrayant, voire dangereux ?

« Les premiĂšres machines Ă  peine suffisamment Ă©voluĂ©es pour l’expĂ©rience pourraient ĂȘtre comme ces enfants. Elles souffriront de toutes sortes de dĂ©ficits fonctionnels et de mentaux. Mais elles seraient tout de mĂȘme l’objet de l’expĂ©rience. En outre, il n’y aurait pas de lobby politique, pas de comitĂ© d’Ă©thique pour les dĂ©fendre »

Les ordinateurs ont pour qualitĂ© de pouvoir faire des calculs rĂ©barbatifs des heures durant sans avoir de ressentiment et sans connaĂźtre l’ennui. Si nous utilisons l’intelligence artificielle, il serait immoral de s’en servir Ă  ce dessein. PiĂ©ger un ĂȘtre conscient Ă  intĂ©rieur d’une machine et le forcer Ă  faire un travail ? De l’esclavage.

Par ailleurs, chez l’homme, quelques gĂšnes mal codĂ©s peuvent causer le syndrome de Down, la schizophrĂ©nie, l’autisme, ou d’Ă©pilepsie. Imaginez ce que donneraient quelques erreurs de code


3. La super intelligence artificielle

Comme Stephen Hawking l’a dĂ©clarĂ© plus tĂŽt cette annĂ©e, l’intelligence artificielle pourrait ĂȘtre notre pire erreur de l’Histoire (et quand Monsieur Hawking dit quelque chose, on l’écoute
). L’introduction de systĂšmes beaucoup plus rapides et plus intelligents pourrait causer notre perte. Nous serions Ă  la merci de cette super intelligence (Qui a vu Matrix ?) et il n’est pas garanti qu’elle soit amicale, cf. point prĂ©cĂ©dent.

4. Le voyage dans le temps

Il n’est pas gagnĂ© que nous puissions un jour voyager dans le temps, mais si c’est seulement possible, pourvu que cela reste loin de nous. Tous les films de science-fiction le prouvent et nous donne une idĂ©e des dangers potentiels. Rien ne garantit que l’échange culturel et technologique entre ces civilisations disparates ne se termine bien.

5. Des machines capables de lire dans les pensées

Il existe cette perspective, la crĂ©ation de machines capables de lire les pensĂ©es et les souvenirs des gens Ă  distance et sans leur consentement. Ce ne sera probablement pas possible avant que les cerveaux humains ne soient plus intimement intĂ©grĂ©s au Web et autres canaux de communication


Ces dispositifs, s’ils sont utilisĂ©s en masse par une sorte de rĂ©gime totalitaire ou Etat peu scrupuleux, nous rendraient la vie infernale. Ils introduiraient un monde Orwellien dans lequel nos «dĂ©lits d’opinion» seraient connus de tous, et nous, sans moyen de dĂ©fense. Imaginez la chasse aux sorciĂšres
 Au pilori, sans piper mot.

D’ailleurs, l’an passĂ©, des scientifiques NĂ©erlandais ont utilisĂ© des algorithmes et des techniques mĂ©dicales de numĂ©risation du cerveau pour dĂ©terminer les lettres qu’une personne regardait. Spoilers : ça fonctionne ! Si telle technologie se perfectionne, on est mal.

6. Le piratage du cerveau

Dans le mĂȘme genre, potentiellement, nos cerveaux pourraient ĂȘtre piratĂ©s contre notre volontĂ©. Ou avec, il y a des fous partout. Une fois que des puces seront installĂ©es dans notre tĂȘte et en supposant que nous ne puissions Ă©tablir de barriĂšres efficaces, nos esprits seraient exposĂ©s Ă  Internet, et tous ses maux.

RĂ©cemment, une Ă©quipe internationale de chercheurs en neurosciences a mis en place une expĂ©rience qui a permis aux participants de communiquer, cerveau-Ă -cerveau, sur Internet. Bien sĂ»r, c’est excitant… Tout comme la boĂźte de Pandore. Souvenez-vous de  Ghost in the Shell, dans lequel un pirate Ă©tait capable de modifier les souvenirs et les intentions de ses victimes. On imagine ça dans les mains de criminels ou d’un gouvernement paranoĂŻaque.

7. Des robots autonomes conçus pour tuer les ĂȘtres humains

Voici un Ă©lĂ©ment de cette liste qui est dĂ©jĂ  un problĂšme aujourd’hui. L’intelligence artificielle n’est pas nĂ©cessaire pour faire fonctionner des robots capables de tuer. Les vĂ©hicules militaires, en soi, le rĂ©alisent dĂ©jĂ , sans parler du fait que les gouvernements planchent depuis belle lurette sur des drones de combat et autre armure d’Iron Man. Il suffit de leur donner l’ordre de tirer.

8. Militariser les agents pathogĂšnes

Les agents pathogĂšnes ? Parfait Ă©lĂ©ment de destruction de la Terre (Hop : on se re-regarde L’armĂ©e des 12 singes ce soir). Il existe toujours la possibilitĂ© que certains idiot ou un groupe de fanatiques aient accĂšs Ă  la composition d’un virus et rĂ©ussissent Ă  la reconstituer Ă  partir de zĂ©ro ou Ă  modifier un virus existant pour le rendre encore plus virulent (Ă©tape deux : le relĂącher sur tout le monde). La grippe aviaire pourrait tuer la moitiĂ© des ĂȘtres humains de la planĂšte, ce qui n’augure rien de bon avec un virus plus ‘efficace’. La guerre bactĂ©riologique a de quoi faire peur, il n’est pas forcĂ©ment question d’une expĂ©rience Ă©chappĂ©e d’un laboratoire


9. Les prisons virtuelles

Imaginez des prisons ou l’on resterait enfermĂ© des milliers d’annĂ©es (on passe Ă  Inception ou encore Minority Report pour se faire une idĂ©e ?), si les instances Ă©taient capables de tĂ©lĂ©charger nos esprits dans des univers virtuels, froids et glacials.

L’espĂ©rance de vie s’allonge ? Bonne nouvelle ? En consĂ©quence, l’emprisonnement Ă  vie pourrait se muer en quelques centaines d’annĂ©es plutĂŽt que quelques dĂ©cennies. Imaginez, en tĂ©lĂ©chargeant l’esprit d’un criminel condamnĂ©, on pourrait accĂ©lĂ©rer sa peine en l’exĂ©cutant de façon plus rapide (ADSL vs fibre optique). Il pourrait purger une peine de 1000 ans en huit heures et demie ?

Entre le lever et le coucher du soleil, les plus vils criminels pourraient subir un millĂ©naire d’enfermement et ĂȘtre entiĂšrement rĂ©habilitĂ© dans le monde rĂ©el (en imaginant que le retour dans un corps biologique soit possible). On imagine le traumatisme.

10. L’enfer virtuel

L’oculus Rift vous promet le paradis ? L’utilisation de technologies de pointe permettrait de crĂ©er l’Éden
 Par voie de fait, l’inverse est possible. C’est une perspective particuliĂšrement effrayante si l’on considĂšre la durĂ©e de vie illimitĂ©e et les possibilitĂ©s de mettre en place une angoisse psychologique et physique. Pourquoi quelqu’un voudrait dĂ©velopper une telle chose ? Au regard des fous de notre monde, on imagine bien une ou deux personnes Ă  qui cela plairait


Maintenant, on respire…

Évidemment, la plupart de ces choses pourraient ĂȘtre utilisĂ©es Ă  bon escient et ainsi devenir de vĂ©ritables aides. Ces technologies peuvent ĂȘtre bonnes, l’ĂȘtre humain, en revanche, l’est un peu moins. Quand viendra le temps de dĂ©velopper ces technologies futuristes, nous devrons le faire en toute sĂ©curitĂ© et de façon responsable. Pour conclure, citons Patrick Lin, directeur du Groupe des sciences Ă©mergentes Ă  la California Polytechnic State University

“L’idĂ©e que la technologie est neutre ou amorale est un mythe qui doit ĂȘtre dissipĂ©. Le concepteur peut imprĂ©gner de l’Ă©thique dans la crĂ©ation, mĂȘme si l’objet n’a pas de libre arbitre lui-mĂȘme. Cette notion peut ĂȘtre trop subtile, mais force est de constater que certaines technologies sont nĂ©es du mal et n’ont pas d’autres usages possibles, comme par exemple, les chambres Ă  gaz.

Tout le monde sera d’accord pour admettre que la plupart des technologies peuvent Ă  la fois avoir de bonnes et de mauvaises utilisations. Si la probabilitĂ© de mauvais usages est majoritaire, alors c’est peut-ĂȘtre une raison de ne pas dĂ©velopper telle technologie.”

Tags :Sources :io9
  1. 2. Des machines conscientes

    L’intervention du philosophe est un peu naĂŻve en mon sens:
    Les animaux sont dĂ©jĂ  utilisĂ©s pour des expĂ©riences, exploitĂ©s comme bĂȘtes de somme, tuĂ©s et mangĂ©s alors qu’ils sont plus vivants et plus conscient que les machines ne le seront jamais.

    1. On parle ici de conscience de soi, or peu d’animaux ont une conscience d’eux-mĂȘmes…

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      1. Si tu comprenais le chien, le chat ou autres animaux, ils te prouveraient certainement le contraire, d’ailleurs, ils pensent certainement la meme chose de l’homme, vu ce qu’ont leurs fait subir…

        1. @Oresias
          Je suis “conscient” que ce test est largement critiquable. C’était juste pour bien comprendre ce qu’on entend par “la conscience de soi” 😉

    2. Et pas uniquement les (autres animaux). L’ĂȘtre humain aussi est utilisĂ© pour toutes sortes d’expĂ©riences. De plus, l’esclavage humain existe sous diverses formes dont le salariat. Si la plupart de ces technologies n’existent pas encore, rien n’interdit leur existence Ă  long terme car nous ne savons pas de quoi le futur sera fait. En outre je ne vois pas pourquoi les gouvernements empĂȘcheraient la recherche militaire si celle-ci peut leur permettre de dĂ©velopper des armes leur confĂ©rant une supĂ©rioritĂ© indiscutable sur d’autres technologies. On s’est pas beaucoup posĂ© de questions avant de bombarder Hiroshima dont les habitants ont servir de cobayes. Pourquoi est-ce qu’on s’en poserait davantage sur le dĂ©veloppement des pour armes nanotechnologiques si on les estime utiles et pratiques tout comme le sont actuellement les drones ? Rien n’interdit en thĂ©orie le voyage temporel. La Nasa fait actuellement des recherches sur le moteur Ă  distorsion. Qui dit qu’on ne trouvera pas un jour moyen de voyager dans le temps. Le propre de la technologie est d’Ă©voluer. Rien n’interdit donc d’imaginer l’impensable. Quant aux enfers virtuels, ils sont inutiles. L’enfer, c’est les autres, c’est sur Terre, et c’est ici et maintenant.

  2. 4. Le voyage dans le temps

    Un film n’a jamais prouvĂ© quoique ce soit… un film est un film (une fiction) et n’a pas pour but de dĂ©montrer une thĂ©orie.

    C’est quoi votre recette pour planer autant chez gizmodo france ? ^^

  3. pour la numĂ©ro 4 ”Le voyage dans le temps”
    Tous les gens le moindrement informĂ© savent que les voyage dans le temps ne servent a rien a par pour le voyageur seulement. Exemple je recule dans le temps et fait exploser une bombe atomique dans ma ville. je vais crĂ©e une branche dans le temps ou il y a eu une catastrophe mais dans mon temps respectif il se passe rien parce qu’il est parallĂšle. Je peux mĂȘme me tuer. un infinitĂ© de futur potentiel existe a chaque milliseconde mais nous en voyons une seule. Certain disent que le simple fait de penser quelque chose crĂ©e la branche et qu’il ne faut pas avoir de mauvaise pensĂ©es.

    1. Donc on pourrait potentiellement aller dans le passé piller toutes les ressources de la planÚte une infinité de fois sans que cela ait de conséquences directes sur notre ligne de temps.

    2. Certains disent…. C’est trĂšs scientifique tout ça. Des croyances. La pensĂ©e magique : il suffit de penser une chose pour qu’elle se produise. Si c’Ă©tait vrai tout le monde gagnerait le gros lot au loto ! On voit mal pourquoi ce serait valable pour les pensĂ©es dites nĂ©gatives et non pour les pensĂ©es “positives”
      Non mais franchement !

  4. ce ne sont pas les technologies le problĂšme c’est l’homme et de ce qu’il en fait a partir du moment ou tu evolue obliger que derriĂšre il y est des consequences on a inventer l argent les armes l ‘automobile les usines (pollution guerres profits)
    une chose banal que tout le monde possede un iphone ou pc pour tt le monde
    c’est rien est pourtant c deja un robot de
    plus je pense qu’on ne s’ arretera pas qu’a
    la planete terre on explorera d’autres
    galaxies et moi j’adore la technologie pas envie de revenir a la bougie et labourer des champs la rĂ©alitĂ© depasse tjrs la fiction

  5. J’ai l’impression que le titre prĂȘte Ă  confusion. Le titre original devrait plus ĂȘtre traduit par “LES 10 TECHNOLOGIES QUE L’ON DEVRAIT EMPÊCHER DE VOIR LE JOUR”, est-ce que je me trompe ?
    La premiĂšre fois que j’ai lu le titre, je me suis dit que ces technologies n’existeraient jamais, or certaines existent dĂ©jĂ  ou sont Ă  l’Ă©tude (voyage dans le temps, super intelligence artificielle..).

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