Les applications GPS aggraveraient-elles les embouteillages ?

application GPS

Et si, en voulant faire gagner du temps à ses utilisateurs, les applications de navigation par GPS comme Waze ou Google Maps en faisaient perdre à tous ? La question est très sérieuse, c'est un chercheur de l'Université de Berkeley qui la pose. Et ses recherches sont assez alarmantes.

Grâce à un simulateur, Alexandre Bayen a pu étudier l’impact d’un accident potentiel survenant sur une autoroute de Californie sur la circulation environnante. Deux cas de figure : dans le premier, 20% des conducteurs utilisent la même application de navigation, dans le second, aucun d’entre eux n’en utilise. Dans la première configuration, les conducteurs qui suivent leur application empruntent les mêmes bretelles de sortie, et les embouteillages sont inévitables.

La situation empire alors car des centaines de gens comme vous veulent prendre des petites rues qui n’ont jamais été conçues pour prendre en charge une telle circulation“, explique Alexandre Bayen.

Il faudrait d’autres études, notamment pour savoir si le temps de trajet augmente sur l’ensemble du secteur avoisinant. L’enjeu serait aussi de déterminer s’il existe un seuil d’utilisateurs à partir duquel l’impact négatif est véritable. On pourrait alors imaginer que les applications communiquent entre elles intelligemment pour répartir au mieux les automobilistes…

Tags :Via :Les Echos
  1. Des tests ont été fait par auto plus avec et sans gps et pour l’instant WASE ou Google font gagner du temps, en France au moins

  2. Avec waze, les informations liées à l’encombrement des routes se font en temps réel, donc on peut prévoir et ne pas emprunter tel chemin ou telle route…. et c’est gratuit !!!!
    Il faut juste participer et informer les autres quand ça bouchonne ou qu’il y a des problèmes sur la routes.

  3. En fait la question est logique mais la réponse pas simple dans la mesure ou le système de calcul tient compte du trafic lui même, si un itinéraire de dégagement se sature il est censé le savoir de lui même. C’est un système en boucle fermé. Donc au final cela tient plus à la réactivité du système et à sa capacité a disposer d’une image fiable du trafic (qui est forcément toujours un peu décalé dans le temps). C’est compliqué puisque la détection d’un engorgement n’est pas simple en ville en se basant uniquement sur les données de déplacement remontée par les différents systèmes GPS. En cela l’aspect collaboratif de Waze lui donne un petit bonus les signalements utilisateurs permettant de rapidement lever toute ambiguïté.
    J’ai un tomtom go avec infotraffic dans la voiture et je fais souvent tourner waze en support sur le mobile et je m’aperçois régulièrement que waze a une granularité un peu plus fine (il n’hésite pas à tricoter un peu plus sur de petits axes) et est un peu plus réactif à la situation réelle. Disons que tomtom a une image daté de 5mn env et Waze la moitié.
    Donc l’effet de seuil évoqué serait en réalité propre à chaque application et fonction de la surcharge trafic elle même voir de la proportion d’équipement de chaque système GPS sur une zone donnée. Vaste champs de recherche.

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