Avec sa nouvelle police, Netflix économisera des millions

Netflix nouvelle police

Netflix dévoilait il y a quelques jours une nouvelle police de caractères baptisée Netflix Sans. Au-delà d'un simple changement visuel, cette modification permettra au géant de ne plus avoir à payer des millions de dollars par an.

Compte tenu de la nature de l’activité de Netflix, le coût des licences de police peut devenir assez conséquent. Concevoir cette police renforce non seulement l’identité de la marque mais permet aussi à l’entreprise d’économiser des millions de dollars par an, car les fonderies typographiques exploitent de plus en plus des licences basées sur les impressions dans l’univers du numérique“, expliquait Noah Nathan, directeur du design chez Netflix.

Une police est régie par des règles de propriété intellectuelle. Jusqu’à aujourd’hui, Netflix utilisait Gotham, une police non libre de droit créée en 2000 pour le magazine GQ. Twitter et même Barak Obama – pour sa campagne présidentielle en 2008 – l’avaient utilisée. Pour pouvoir s’en servir, Netflix payait des licences à son propriétaire, la fonderie Hoefler & Frere-Jones

Et sur Internet, c’est l’audience qui détermine le prix à payer. “Plus il y a d’utilisateurs, plus les prix montent. Pour une PME qui attire 500 000 visites uniques par mois, le coût de la licence va rester modeste. Mais dans le cas de Netflix et de ses 120 millions d’abonnés payants…“, expliquait Jean)Michel Laurent, directeur France de la société éditrice de Extensis.

C’est donc motivé par ces économies potentielles que Netflix a collaboré avec la fonderie Dalton Maag pour créer sa propre police de caractères, à usage exclusivement réservé. Le tout pour un montant compris entre “150 000 et 200 000$”, selon Jean-Michel Laurent. Le lancement de Netflix Sans n’a pas encore été officialisé mais la police sera à terme “utilisée aussi bien sur le display que pour d’autres fonctionnalités“.

Et si la démarche peut paraître assez insolie, sachez que nombre de géants de l’IT ont déjà leur propre police typographique : Apple (San Francisco), Microsoft (Segoe), Google (Roboto, Product Sans), IBM, etc.

Tags :Via :Les Echos

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