Avis d’expert : il n’est plus question de savoir quelle place voulons-nous attribuer à l’IA dans la société

Intelligence artificielle

Actuellement, l'une des plus grandes questions à laquelle la société actuelle est confrontée est de savoir comment faire en sorte que l'IA puisse servir et profiter au plus grand nombre et cela de façon éthique. Les problèmes tels que l'automatisation de la partialité et des discriminations ou encore le développement exponentiel des machines autonomes pourraient être régulées par des actions de développement éthique et responsable mais reste encore à trouver les moyens de réalisation. Voici l'avis de  Arnaud Touati, avocat associé du cabinet ALTO avocats.

« Nous sommes en train d’évoluer dans une société où la transformation digitale s’opère dans tous les secteurs, et malgré nous, notre vie est digitalisée par l’utilisation de nouvelles technologies qui sont devenues indispensables à notre réalisation personnelle, professionnelle et humaine. Toutefois, nous ne sommes pas des robots et je pense que nous devons replacer l’humain au centre du débat car sans l’humain nous ne pourrions pas technologiquement avancer au sein de notre société. Aurait-on déjà oublié ce que cela signifie d’être humain ? » explique Arnaud Touati, avocat associé du cabinet ALTO avocats.

Le transhumanisme est certes en vogue car beaucoup s’y intéresse notamment au regard de ce que véhicule Ray Kurzweil, chef de l’innovation de Google en passant par Laurent Alexandre en France mais toutefois Arnaud Touati rappelle que « nous sommes quasiment tous transhumanistes, la première marque d’augmentation de l’être humain existe depuis des siècles et sont les lunettes ».

Il s’avère que beaucoup de personnes de nos jours perçoivent les machines comme des êtres humains à part entière car elles développent des réponses émotionnelles. Un exemple parfait serait les poupées robot sexuelles comme Harmony où une conversation émotionnelle peut être engendrée.

« Il s’avère qu’un switch s’opère depuis peu dans le secteur de la robotique et de l’IA qui commence à développer des machines qui mettent l’accent sur leur nature “artificielle’ plutôt que de se présenter comme étant “humaine” et c’est une très bonne nouvelle mais il est nécessaire de donner désormais une définition claire du développement éthique de l’IA et cela passe, je pense, par une définition de l’éthique elle-même et donc de comprendre plus en détail l’absence de consensus sur toute une grande série de questions permettant de comprendre notre humanité et d’engager celle-ci dans un débat éclairé sur l’avenir de l’IA de manière citoyenne cela serait une bonne idée » continue Arnaud Touati.

On remarque de plus en plus que les avancées en robotique et IA permettent à ces intelligences de prendre des décisions à la place d’êtres humains, soit pour faciliter le parcours d’une chaîne de traitement qui à l’origine était faite par des humains, soit pour donner plus de corps aux progrès qui pourraient transformer notre monde.

« Nous pensons chez ALTO Avocats, suite à nos conférences Wake Up portées sur l’IA et les retours que nous avons eu, de réaliser des petits groupes pour délibérer sur les questions éthiques particulières comme l’application de l’IA sur les systèmes juridiques, ou encore l’influence des robots sur les questions des entrepreneurs et startups. Et nous poserons toujours cette question de savoir si c’est normal qu’une IA puisse penser et répondre à la place d’un esprit naturel tel que celui de l’homme ? » poursuit Arnaud Touati.

C’est aux hommes, semblerait il donc, de définir les limites à ne pas dépasser en matière d’IA. La croissance particulièrement rapide des nouvelles technologies, telles que les smartphones, permettent au plus grand nombre de prendre conscience de l’envahissement de ces outils, qui révolutionnent notre quotidien, et plus généralement notre façon de vivre.

Les nouvelles technologies et surtout le domaine de l’IA posent nécessairement des questions sur les plans sociaux, légaux et éthiques. Ces questionnements datent déjà d’une quinzaine d’années et posent de réelles préoccupations, toujours plus d’actualité, sur les dangers potentiels que l’IA et la robotique peuvent engendrer. L’IA aura nécessairement un impact sur la protection de la vie privée ou encore sur les questions de dignité humaine. Il y a donc un changement de paradoxe : il n’est plus question de savoir quelle place voulons-nous attribuer à l’IA, mais plutôt quelle place voulons-nous attribuer à l’homme dans la société ?

Tags :Sources :altoavocats
  1. les lunettes = du transhumanisme !!!!!!

    AAAAAAAAH …… 0NCE F00T N0TE GUEULE !!
    ILS N0US PRENNENT P0UR DES DÉBILES !!!!! ,,,,, LA PREUVE EST FAITE !!!!!
    ,,,,
    ELLE CAPITAINE CR0CHET…… C1 CYB0RG ?!!!

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