Le club de lectures d’Übergizmo – Episode 5

Bonjour à tous et bienvenue à bord du club de lectures d'Übergizmo où je vous parlerai des différents ouvrages que je reçois de la part des éditeurs et où je vous apporterai mon point de vue parfaitement subjectif à leurs sujets. Il ne s'agira uniquement que de BD, comics et mangas, voire parfois des artbooks. Sachez qu'il n'y a pas d'ordre de préférence dans la rédaction de cet article mais un bon vieux système du "c'est en haut de la pile donc je le chronique en premier".

Ceux qui restent (Delcourt) – 19.99€

Un soir, le jeune Ben part sauver un royaume magique d’un terrible danger, de la même manière que Wendy et ses frères suivirent Peter Pan. Mais ce qui ressemble à un rêve d’enfant se transforme en cauchemar pour ses parents.

Ben a disparu. Ses parents préviennent la police mais personne ne peut imaginer la réalité : leur enfant affronte mille dangers dans son royaume imaginaire. Mais un jour, il revient. Parents, police et psys pensent que Ben nie la réalité de ce qu’il a vécu. Avant de disparaître à nouveau. Seule une association regroupant des parents qui vivent les mêmes turpitudes pourra sans doute leur venir en aide…

Lire un extrait : https://www.editions-delcourt.fr/serie/ceux-qui-restent.html

Cette BD one-shot est un petit coup de coeur pour moi. Comme le mentionne le synopsis, le jeune Ben fuit notre monde pour aider un mystérieux monstre qui réclame son soutien pour sauver son monde. Nous ne visiterons jamais ce monde mystère, mais nous suivrons le quotidien de ses parents qui ne comprennent pas ce qui s’est passé. Du moins la première fois. Jusqu’à ce qu’un groupe de soutien frappe à leur porte et leur indique qu’ils ne sont pas les seuls dans ce cas-là et qu’ils ne sont pas fous.

Un élément important des voyages des enfants est que la temporalité n’est pas la même entre les 2 mondes. Si Ben pense n’avoir passé que quelques jours à aider son ami le monstre, dans la vie réelle, il s’est en fait écoulé plusieurs mois. C’est sur cette base que se construit toute l’histoire que je ne peux pas vous révéler mais qui est très poétique.

Un récit coup de coeur qui rappellera sans aucun doute les récits de Peter Pan et son Wonderland.

Oblivion Song T1 (Delcourt) – 16.5€

La nouvelle série signée Robert « Walking Dead » Kirkman & Lorenzo De Felici, qui s’attaquent à la science-fiction. Le BLOCKBUSTER du printemps supportée par un lancement exclusif en France, avant même les USA.

Il y a dix ans, 300 000 habitants de Philadelphie ont soudainement disparus, happés vers une autre dimension. Ils tentent d’y survivre face à des monstres gigantesques. Le gouvernement a abandonné les recherches. Nathan Cole, lui, poursuit pourtant les missions de sauvetaget afin de ramener les survivants… Mais sont-ils vraiment tous prêts à revenir ? Et que cherche en réalité Nathan ?

Lire un extrait : https://www.editions-delcourt.fr/serie/oblivion-song-01.html

Ici aussi, on a droit à une histoire avec deux mondes. Cependant à l’inverse de l’ouvrage ci-dessus, ici on nous présente bien les 2 réalités. Il y a bien évidemment notre monde normal mais il y a aussi l’Oblivion, cet autre monde peuplé de dangereux monstres et où se trouvent les 300 000 habitants de Philadelphie qui y ont mystérieusement disparu sans aucune explication… à moins que…

Parmi les victimes du transfert se trouve le frère de notre héros. Celui-ci a trouvé le moyen de passer d’un monde à l’autre et tente de ramener tous ceux qu’il croise là-bas sur notre bonne vieille terre. Mais ceux qui ont vécu l’enfer ont souvent du mal à retourner à la normalité. Après tant d’années passées dans un environnement hostile, pour certains c’est même aussi le refus de retourner à la réalité et donc de revenir sur Terre.

La réalité alternative est riche en couleurs et les monstres sont certes sanguinaires mais pas sombres.

Un intéressant récit de SF par l’auteur de The Walking Dead.

Est-Ouest (Dupuis, collection Aire Libre) – 26€

Du grand Ouest américain aux territoires les plus reculés du bloc communiste, le scénariste Pierre Christin raconte ses voyages des deux côtés du rideau de fer, chose rare du temps de la guerre froide. Il évoque ses rencontres avec d’éminents auteurs tels que Jean-Claude Mézières, Enki Bilal et Jean Giraud – dit Moebius.

Entre Flower Power et catastrophe nucléaire de Tchernobyl, le scénariste de “Valérian et Laureline” se dévoile au fil d’une histoire subjective de la seconde moitié du XXe siècle, tracée en parallèle de son parcours artistique admirablement mis en images par Philippe Aymond.

Lire un extrait : https://www.dupuis.com/est-ouest/bd/est-ouest-est-ouest/76512

Je dois reconnaître que je ne connais pas les oeuvres de Christin (mais ça changera un jour pour sûr) mais une chose est certaine : il a vécu une vie plutôt riche (en rencontres) ! Littéralement un road trip (avec un nombre de voitures cassées qui ne saurait être comptabilisé), on découvre le monde à la période de la guerre froide et de l’après seconde guerre mondiale que ce soit côté américain ou URSS. Philippe Aymond apporte un trait aux récits de Christin de toute beauté selon moi et qui vaut clairement le coup d’être lu. On découvre également la jeunesse du futur auteur à succès au travers de ses études et premières rencontres avec d’autres futurs grands auteurs comme lui. Entre galères, rencontres et anecdotes, Christin nous plonge dans son passé.

Hunt (le jeu du loup-garou) – Beast Side T1 (Soleil Manga) – 7.99€

Cette fois, Airi joue du côté des loups-garous, dont le seul but est d’éliminer leurs compagnons ! Bienvenue dans la face B de cette série à succès !

Airi Nishina, lycéenne candide et innocente, a été enlevée et forcée à participer à un jeu de loup-garou grandeur nature où elle et ses camarades de classe devaient s’entretuer.
De ce jeu sanglant, qui oppose villageois et loups-garous, Airi comptant parmi les premiers, est sortie victorieuse. Malheureusement, sa récompense n’était pas la liberté, mais une nouvelle partie macabre.

Ce manga est un spinoff  de la série Hunt que je n’ai pas lue mais cela n’est pas très grave car le manga reste parfaitement compréhensible quand même.

Ce manga reprend trait pour trait le célèbre jeu du loup-garou, mais cette fois-ci en mode grandeur nature. On se trouve dans un énième scénario où les protagonistes sont enfermés contre leur volonté dans une pièce et où à la fin il n’en restera qu’un (enfin probablement davantage ici) pour s’échapper. Le genre de scénario vu, vu et encore revu et qui ne m’intéresse plus du tout. Ici nous sommes côté loup-garou, ceux-ci sont équipés de couteaux et chaque nuit ils vont assassiner un élève dans sa chambre.

Clair manque d’originalité, une lecture qui sera rapidement oubliée et qu’évidemment je ne recommande pas donc.

Escape this (Glénat Comics) – 9.99€

Trouveront-ils la clé pour s’en sortir ?

Quatre individus sans lien apparent, disséminés de par le monde, se retrouvent mystérieusement projetés dans la même pièce. Ici, les règles du jeu sont simples : ils ont une heure pour trouver comment en sortir. Sinon ils meurent. Bien qu’ils ne se connaissent pas, les prisonniers vont devoir mettre leurs ressources en commun pour résoudre les énigmes mortelles de cette escape room infernale et découvrir le lien qui les unit…

Stéphane Betbeder et Federico Pietrobon nous plongent dans un huis clos angoissant et surnaturel, quelque part entre le mystère de Cube et l’horreur de Saw.

Lire un extrait : http://www.glenatbd.com/bd/livre/escape-this-9782344016596.htm#page/1/mode/2up

Comme pour la critique ci-dessus, on retrouve un scénario de base très classique. Petite particularité cependant, ceux-ci semblent tous être morts avant de s’être retrouvés dans ce mystérieux endroit. De ce fait ça apporte une petite touche d’originalité à un pitch de base déjà pas mal éculé. Nos héros vont devoir déjouer plusieurs épreuves pour espérer (s’)en sortir. S’en sortir okay, mais pour quoi ? Ca je vous laisse le découvrir à la lecture de l’ouvrage. Chaque pièce visitée correspond à quelque chose de bien précis et la révélation finale vous fera prendre conscience de l’aspect fantastique de l’oeuvre.

Pas la lecture de l’année mais convenable.

Winter Station (Glénat Comics) – 9.99€

Qui a dit qu’il faisait chaud en enfer ?

Lisa Langlois, jeune agent immobilier, est envoyée sur le projet de restauration d’une station de ski à moitié abandonnée dans la Sierra Nevada. Chalets délabrés, hôtels désaffectés, remontées mécaniques rouillées… le lieu est glauque à souhait. Seule femme au milieu d’ouvriers, isolée dans cet enfer de glace, Lisa se dit que les deux mois sur place risquent d’être interminables. D’autant que quelques jours après son arrivée, le cadavre d’un homme est retrouvé, égorgé. Visiblement, un psychopathe semble avoir élu domicile dans la station. Et Lisa pourrait bien être sa prochaine cible…

Avec Winter Station, Christophe Bec et Cristian Pacurariu signent un thriller glaçant, entre The Shining et Les Rivières pourpres. Aurez-vous suffisamment de sang-froid pour en venir à bout ?

Lire un extrait : http://www.glenatbd.com/bd/livre/winter-station-9782344016602.htm#page/1/mode/2up

Sous ses apparences de mignonne jeune fille, Lisa cache un bien étrange passé et mène un lien particulier avec sa mère. Qui dit lieu abandonné dit aussi histories de fantômes et ce meurtre et toutes les misères qui tomberont sur Lisa mettront les enquêteurs sur de bien vieilles pistes. L’explication globale de l’histoire est assez glauque mais en tout cas, à l’inverse des deux précédents récits, on ne pourra pas dire que cela manque d’originalité. Ici, c’est pas Meribel, donc préparez-vous à y croiser le pire ! Une lecture globalement intéressante et qui satisfera quelque peu l’appétit des curieux et amateurs de thriller sombre.

Merci aux éditeurs pour l’envoi des livres

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