L’imprimante 3D au service de l’art et du patrimoine !

Imprimante 3D sur oeuvre

Depuis la chimie jusqu'aux outils numériques les plus modernes, les œuvres d'art ont depuis longtemps tissé des liens étroits avec le monde des sciences et des technologies. Aujourd'hui, entretenir et restaurer un patrimoine signifie faire appel à des outils performants et complexes. Leur premier avantage: ne pas abîmer l’œuvre davantage.

Le seul accélérateur de particules dédié au patrimoine

C’est ainsi que le Centre de Restauration des Musées de France situé au Palais du Louvre abrite un accélérateur de particules, le seul au monde dédié à l’art, baptisé Aglaé. Il permet de sonder les dessous d’une peinture, d’une sculpture, sans y toucher.

L’impression 3D pour restaurer une statue

Imprimante 3D sur oeuvre

Mercante a fabriqué les doigts qui manquaient à une statue funéraire en marbre à partir d’un scan 3D et d’une copie en plâtre de la main abîmée. Il a testé les pièces sur une main imprimée en 3D avant de les fixer sur la sculpture.

A Florence, en Italie, le restaurateur de patrimoine, Mattia Mercante utilise lui l’impression 3D pour compléter une sculpture ou un meuble fragmentaire. Refaire un morceau de la décoration, redonner un doigt à une sculpture antique ou de la Renaissance, tout est possible. Imaginez la Vénus de Milo avec ses bras ! Si tant est que l’on sache comment ils étaient placés…

« J’ai commencé à utiliser le scan et l’impression en 3D pour résoudre certains problèmes qui se posaient en documentation, valorisation et conservation du patrimoine. Nous avons commencé à utiliser des scanners 3D pour l’évaluation des objets d’art, puis nous avons ajouté à cette procédure un logiciel de modélisation numérique, et enfin, l’impression 3D », raconte Mercante.

Imprimante 3D sur oeuvre

Ne pas nuire à l’objet d’art: restauration réversible

Évidemment, l’ajout ne doit pas nuire à l’objet, provoquer de plus graves dommages, ni au moment de la restauration, ni dans plusieurs années. Autre point fondamental quand on parle de restauration d’œuvres : la réversibilité de cette restauration. Quelle qu’elle soit, elle doit pouvoir être visible, connue et retirée à tout moment. Notamment si l’on découvre que le matériau, ici une résine, est finalement nocif pour l’objet d’art.

« Le travail des restaurateurs n’est pas seulement de préserver ce qui existe, mais aussi de
permettre aux visiteurs de décrypter et d’interpréter l’objet d’art correctement. Grâce aux
imprimantes 3D Formlabs du laboratoire de l’Opificio, j’ai pu fabriquer ces décorations qui
manquaient sur le cadre, en les imprimant en résine Formlabs classique White, puis en les
peignant en doré avant de les placer sur l’objet. Les restaurations sont visibles aux UV, ce qui facilite leur identification et leur remplacement si nécessaire », explique encore Mercante.

Imprimante 3D sur oeuvre

Les ajouts réalisés en 3D sont visibles aux UV

Imprimante 3D sur oeuvre

Les pièces de restauration imprimées en 3D ont été fixées à l’aide d’aimants, une méthode non invasive et réversible.

Ainsi visible et identifiable pour les générations à venir, la restauration pourra être enlevée ou refaite, et bien documentée. Impossible de confondre la technique originale de celle du XXIe siècle !

 

 

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