Tribune : le sommeil des Français, victime du réchauffement climatique ?

Trouble du sommeil
Withings, acteur de la santé connectée a étudié les incidences de la vague de chaleur actuelle sur le sommeil des Français. Withings a ainsi comparé les données de sommeil de ses utilisateurs recueillies du 24 au 28 juillet avec les données obtenus l’an dernier sur la même période. Cette étude s’appuie sur les données anonymisées de plus de 40 000 personnes équipées de capteur de sommeil connectés, montre connectées Steel et Steel HR, capteurs de sommeil Sleep. Si la chaleur a une réelle incidence sur la durée du sommeil, ce sont surtout les phases du sommeil léger qui sont les plus touchées. 

Réveils nocturnes, gesticulations, agacement, ce mois de juillet 2018 bat des records de chaleur et joue avec les nerfs des Français de jour comme de nuit. Equipés de leur montres connectée Steel et Steel HR, capteur de sommeil Sleep et Aura, 40 000 utilisateurs ont ainsi partagé leurs cycles de sommeil anonymisés. Les fortes chaleurs à l’origine d’une baisse de la durée de sommeil.
 
Afin de s’endormir, l’organisme doit passer en « mode sommeil » et faire baisser sa température. Or, par ces fortes chaleurs, cette régulation thermique est beaucoup plus compliquée pour le corps humain. Cela lui demande une certaine énergie, et envoie par conséquent un signal d’éveil à notre cerveau.  Ce processus entraîne donc une baisse du temps de sommeil avec notamment une phase d’endormissement rallongée de deux minutes et un réveil plus précoce de huit minutes. Ainsi, les données partagées par les utilisateurs démontrent une baisse du temps de sommeil d’environ 10 minutes, sur la même période, d’une année sur l’autre alors que les températures ont varié de 10 degrés (pour un sommeil d’à peu près 7 heures).  
 

Le sommeil léger plus impacté par la canicule que le sommeil profond

 
Notre sommeil se découpe en plusieurs phases : le sommeil paradoxal, le sommeil léger et le sommeil profond.  Le sommeil léger, peu profond représente environ 50% du temps de sommeil total. Il est alors facile d’être réveillé. D’après les données recueillies par Withings, cette phase est la plus perturbée par la vague de chaleur actuelle. Elle a, en effet, diminué de près de 5% chez ces utilisateurs par rapport à l’an dernier, ce qui représente approximativement les 10 minutes de sommeil d’écart entre les deux années étudiées. En revanche, la phase de sommeil profond, la plus réparatrice, ne semble quasiment pas touchée par ces températures records.  
La chaleur a donc bien des conséquences directes sur le sommeil, et ce n’est pas prêt de s’arranger. En effet, d’après une étude réalisée par Harvard [i], si le réchauffement climatique continue ainsi, chaque personne perdra l’équivalent de 6 nuits de sommeil par an d’ici 2050 et 14 nuits d’ici 2099
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