Tribune : la guerre contre la pollution est déclarée

Paris

Jean Marc Sanchis - Directeur Commercial et Marketing de La Barrière Automatique - nous offre son expertise sur le sujet, un sujet on ne peut plus brûlant en 2018. L’épisode de pollution à l'ozone touche à sa fin, mais ce n’est pas la fin de la lutte contre cette pollution qui contamine notre air et met en danger nos vies.

Le pic de pollution n’intervient qu’en cas de fort rayonnement solaire. C’est donc un phénomène typiquement estival qui se produit en période de forte chaleur et en l’absence de vent, comme c’était le cas ces derniers jours. Lorsque les températures chutent, la pollution disparaît, du moins c’est ce qu’elle nous fait croire. Seulement la pollution n’est pas juste une préoccupation d’été. Elle doit être anticipée tout au long de l’année.

Alors comment réduire au mieux l’exposition de la population à ce fléau ?

Renouer avec la nature en ville

L’une des solutions possibles est de renforcer la place de la nature en ville. Créer des smart city dans lesquelles il fait bon vivre, tel est notre combat. Créer des forêts urbaines, végétaliser les murs de nos maisons et établissements, semer, planter, recycler et développer des objets aux vertus dépolluantes : la lutte contre la pollution est une guerre mondiale dans laquelle tous les coups sont permis.

Aujourd’hui, de nombreux projets commencent à se développer aux quatre coins de l’Hexagone.

Ainsi, on a vu naitre la « Trame verte et bleue » : un programme de préservation en milieux naturels terrestres, mais aussi pour les réseaux aquatiques et humides. Il s’applique à l’ensemble du territoire national et vise à laisser la nature s’inviter en ville.

Nature en ville est d’ailleurs le nom d’un projet mis en place à Saint-Etienne. Il a pour but de mettre en valeur les différents parcs et espaces naturels de la ville en développant une proximité avec la population, parce que les premiers acteurs de ce retour au vert c’est vous.

Dans Paris, un programme de végétalisation a été mis en place sur la mandature 2014–2020 : « Végétalisons Paris » ! Il comprend la rénovation et la construction d’espaces verts ouverts au public, la création de rues végétales ou encore la création de potagers dans les écoles.

Et après ?

Ces initiatives doivent se multiplier jusqu’à devenir une norme et aller plus loin que la plantation d’arbres. Il nous faut trouver ensemble une solution pérenne qui ne soit pas soumise aux mandats électoraux et qui ait un impact rapide et efficace sur la pollution de l’air.

Mais comment faire pour généraliser ce mouvement et en faire un réflexe autant à l’échelle régionale ou départementale qu’individuelle ? Comment faire de la dépollution de notre planète une priorité ?

Cet enjeu environnemental est devenu un sujet de santé publique majeur. Nous participons tous à la pollution et nous sommes tous touchés par ses conséquences. Nous devons donc tous participer à cette guerre contre la pollution.

Si personne n’agit, cette situation pourrait s’aggraver à cause de l’industrialisation rapide des pays en développement, de l’utilisation croissante de nouvelles technologies, ou encore de l’apparition de nouveaux polluants. 

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