Etude HideMyAss! : les défenseurs de la vie privée français victimes de stéréotypes négatifs

Hacker

Les personnes soucieuses de protéger leur vie privée sont perçus par les gens du monde entier comme des hommes solitaires, paranoïaques, indignes de confiance et qui ont quelque chose à cacher, selon une nouvelle étude* menée pour HideMyAss!.

Même si plus de la moitié des français interrogés (52 %) s’accordent sur le fait que la protection de la vie privée est un droit de la personne indispensable, et que 86 % croient que les gouvernements, les pirates informatiques, la police et leurs partenaires peuvent accéder à leur historique en ligne à leur insu, l’étude indique que les personnes qui veulent garder leur vie privée en ligne font l’objet de stigmatisation.

L’étude suggère également une apathie générale envers la protection de la vie privée, puisque près d’une personne sur cinq admet ne prendre aucune mesure pour la protéger. Parmi ceux qui en prennent, 81 % ne comptent que sur la protection par mot de passe comme principale protection. La moitié des répondants (50 %) déclarent n’avoir jamais partagé leurs mots de passe avec qui que ce soit, et 31 % indiquent ne pas sauvegarder de mots de passe sur leurs navigateurs ou leurs terminaux.  Peu d’entre nous laisseraient leurs rideaux ouverts et leurs portes déverrouillées la nuit, pour éviter que quiconque ne puisse jeter un coup d’œil dans notre domicile ou y entrer, mais il semblerait que ce soit le contraire sur Internet.

Se battre pour son droit à la vie privée

« Pourquoi exigeons-nous le respect de la vie privée hors ligne, mais nous méfions-nous de ceux qui la pratiquent en ligne ? Ce stéréotype inutile pourrait empêcher les internautes de protéger leur droit à la vie privée de façon uniforme et efficace, encourager les cybercriminels à voler leurs renseignements personnels et leur identité, et même les organisations et les gouvernements à espionner et à établir des profils invasifs, déclare Brad Poole, porte-parole humain de HideMyAss!. En n’appliquant pas les conseils de protection de la vie privée, nous troquons inconsciemment nos identités numériques et nos moments de vie contre une expérience plus pratique. Nous devons éliminer la stigmatisation associée à la protection de la vie privée en ligne, sinon nous renforçons la perception selon laquelle toute personne qui se soucie de sa vie privée mérite d’être mise en doute. »

Des esprits méfiants

Bien qu’une majorité écrasante de français soit en faveur de l’utilisation privée d’Internet à des fins juridiques (88 %), près d’un quart (24 %) pensent que les personnes non disposées à divulguer ce qu’elles font en ligne ont quelque chose à cacher. Un nombre similaire (20 %) s’attend à ce que ces personnes ne soient pas dignes de confiance, et 18 % affirment qu’elles sont plus susceptibles d’avoir un casier judiciaire.

Parmi les traits ou intérêts particuliers des défenseurs de la vie privée, les répondants ont indiqué la paranoïa (51 %), la disposition à espionner leurs voisins (43 %), ou le fait d’être solitaires (30 %). Plus de la moitié (53 %) pensent qu’ils sont susceptibles de regarder du contenu pour adultes en ligne, et estiment à 59 % que ce serait plus probablement des hommes ; seulement deux personnes sur cinq mentionnent des femmes.

Sensibilisation élevée & action faible

86 % des répondants français croient que leur historique en ligne peut être consulté à leur insu, et 57 % reconnaissent que les pirates informatiques, le gouvernement (44 %) et la police (47 %) ont les capacités de le faire. Des entreprises comme les fournisseurs d’accès à Internet, (45 %), les fournisseurs de navigateurs Web (44 %) et les fournisseurs/détaillants de services (25 %) figurent également parmi les groupes cités, tout comme les conjoints/partenaires qui représentent près du quart des réponses (23 %).

Parmi ceux qui prennent des mesures pour protéger leur vie privée en ligne, le refus de partager les mots de passe est l’option la plus populaire pour la moitié des répondants (50 %).Étonnamment, un quart (26 %) affirment n’utiliser le WiFi qu’à la maison et 34 % disent toujours se déconnecter à la fin des sessions de navigation. Seuls 37 % désactivent proactivement les services de localisation sur leurs appareils mobiles.

En fait, un plus grand nombre de personnes prennent des mesures, s’efforçant de couvrir leur webcam et d’utiliser des navigateurs en mode anonyme (respectivement 23 et 24 %), ou encore d’empêcher d’autres personnes de voir leur écran (15 %) et de renoncer aux media sociaux (14 %) afin de protéger leur vie privée ; plutôt que de prendre la simple décision de recourir à un VPN, utilisé par seulement 13 % des répondants.

Dans un effort visant à briser la stigmatisation, HideMyAss! a mis au point une liste de contrôles simple pour ceux qui veulent protéger leur vie privée en ligne et lutter contre ces stéréotypes injustes.

Cette étude a été menée par Censuswide pour HideMyAss! en mai 2018, auprès de 8 102 personnes au Royaume-Uni, aux Etats-Unis, en France et en Allemagne. Les résultats présentés ici sont ceux obtenus pour la France.

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