Le club de lectures d’Übergizmo – Episode 14

Bonjour à tous et bienvenue à bord du club de lectures d'Übergizmo où je vous parlerai des différents ouvrages que je reçois de la part des éditeurs et où je vous apporterai mon point de vue parfaitement subjectif à leurs sujets. Il ne s'agira uniquement que de BD, comics et mangas, voire parfois des artbooks. Sachez qu'il n'y a pas d'ordre de préférence dans la rédaction de cet article mais un bon vieux système du "c'est en haut de la pile donc je le chronique en premier".

Contamination T1 (Kana) – 5.95€

Yokobashiri est une ville située au pied du mont Fuji. Un soldat des Forces d’autodéfense qui y est caserné s’effondre en crachant du sang. Il est bientôt suivi par d’autres malades qui présentent les mêmes symptômes… Ils meurent tous assez rapidement. À l’hôpital central, Suzuho Tamaki, jeune médecin énergique, chargée des premiers cas, subodore une contamination de grande ampleur, mais elle doit se battre avec sa hiérarchie pour leur en faire prendre conscience et pour que des mesures soient mises en place ! Parviendra-t-elle à mobiliser tout le monde à temps !?

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Comme son nom l’indique, Contamination parle de contamination et épidémie dans un Japon moderne et actuel. On va y suivre une femme docteur qui tentera d’endiguer la mystérieuse épidémie. Le scénario n’a rien d’original et reprend les codes classiques du genre (que ce soit en série ou en manga) mais cependant sa lecture nous pousse à vouloir découvrir la suite. Attention, il n’y a pas de zombies dans ce manga  donc oubliez The Walking Dead !

Pan ! T’es mort ! (Delcourt) – 12€

Le principe est simple : un mort minimum par gag. Chaque strip, reformaté en petites pages de quatre cases, repose sur un ou plusieurs trépas, dans des situations absurdes, dramatiques ou anodines. Finalement, ce n’est pas si grave de mourir et, surtout, nul n’en réchappera ! Alors autant rire de la mort pour l’apprivoiser, avant qu’il ne soit trop tard.

Ouvrage condensé d’humour noir, “Pan ! T’es mort !” se moque de la mort et n’y va pas dans la demi-mesure. L’ouvrage aurait parfaitement sa place chez Fluide Glacial mais il vient rejoindre les rangs d’une toute nouvelle collection chez Delcourt : Pataquès où la ligne éditoriale s’y prête à merveilles. La BD se lit très vite et rappellera l’humour de Davy Mourier et sa Petite Mort. Extrêmement drôle, je vous recommande fortement sa lecture pour un agréable moment de sourires noirs ! (Peut ne pas convenir à tous les publics)

Les cavaliers de l’apocadispe maîtrisent la situation T1 (Dupuis) – 12.5€

Ils sont trois enfants naïfs comme on peut l’être à leur jeune âge. Trois gamins débordant d’imagination qui ont visiblement beaucoup mieux à faire que d’aller à l’école. Trois amis qui commettent des bêtises apocalyptiques. Ils ont trouvé un nom pour leur club des trois : les cavaliers de l’apocadispe.

Trois cavaliers sans peur (sauf pour un) et sans reproche (sauf pour le même) partageant le même objectif : s’amuser le plus possible en se faisant gronder le moins possible. Et pour cela, ils peuvent compter sur leur imagination, leur détermination et une bonne part de malchance ! Aucun commun des mortels ne survivrait longtemps dans les aventures des cavaliers de l’apocadispe qui se prennent régulièrement des gamelles mémorables ! Ça commence par un simple cours en classe, une visite au musée, une balade en forêt ou un voyage en car… et tout devient très vite hors contrôle !

Longtemps réclamée par les lecteurs du Journal Spirou, voici enfin la première compilation de récits courts où nos trois cavaliers ne maîtrisent ab-so-lu-ment pas la situation… et où on en redemande !

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Le titre de cet article ne comporte pas d’erreur pour info, c’est bien “apocadispe”. Compilation de strips présents dans Le Journal de Spirou, on y découvre les aventures d’une bande de gamins à l’imagination débordante et aux os solides semblerait-il au vu des millions d’accidents qu’ils ont. Prêts à tout pour vivre des aventures extraordinaires, ils vont toujours former des plans sur la lune pour tenter d’arriver à leurs fins. Personnage animaliers anthropomorphes, on s’attache à eux et à leurs blagues. Une compilation pleine d’humour très agréable à lire.

Nada (Dupuis) – 28.95€

Ils sont six : Épaulard, l’expert vieillissant ; D’Arcy, l’alcoolique violent ; Buenaventura Diaz, le caméléon aux identités multiples ; Treuffais, le prof de philo désabusé ; le jeune Meyer, dont la femme folle finira bien par le tuer un de ces quatre ; et Cash, la putain auto-proclamée à l’intelligence troublante. Des profils aussi disparates que leurs passés respectifs. Pourtant, ensemble, ces paumés d’extrême gauche formeront le groupe « Nada ».

Leur premier coup d’éclat : enlever l’ambassadeur américain, en visite discrète dans une maison close parisienne.

Une opération aussi risquée exige audace et maîtrise. Mais si le gang de marginaux l’exécute sans coup férir, la suite ne sera pas si simple. Chargé de l’affaire, le rusé commissaire Goémond va mener une sanglante traque aux “anarchistes”… Entre morts inutiles, dégâts collatéraux et pressions politiques, les membres du groupe « Nada » s’apprêtent à passer les plus longues heures de leur existence… Avant quelle fin ?

Chef-d’oeuvre du néo-polar écrit en 1972 par Jean-Patrick Manchette, puis adapté au cinéma par Claude Chabrol, « Nada » dessine les trajectoires écorchées d’une poignée de desperados révoltés. Un roman noir magnifiquement adapté en bande dessinée par Max Cabanes et Doug Headline, qui en restituent tout l’amer désespoir.

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Gros ouvrage de près de 200 pages, Nada nous plonge dans un polar opposant policiers et anarchistes plus ou moins bien organisés. On va suivre toute la préparation à l’enlèvement de l’ambassadeur et l’enquête qui en suivra. On n’oubliera pas toute la pression médiatique et ce besoin de vite trouver un bouc-émissaire. Incroyable histoire, les amoureux du genre ne seront indéniablement pas déçus. Vous pouvez foncer pour lire cette BD où le style graphique rajoutera une couche à l’immersion.

Tamba l’enfant soldat (Delcourt) – 18.95€

Dans un village d’Afrique, les gens se rassemblent dans un bâtiment pour une audience dirigée par la Commission de Vérité et Réconciliation. Au centre, le jeune Tamba, 16 ans, est invité à témoigner de sa participation aux violations des Droits de l’homme dans ce pays qui se remet difficilement de la guerre et qui cherche à comprendre et à pardonner pour se reconstruire. Tamba : « J’avais huit ans lorsqu’on m’a kidnappé… »

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Comme son nom l’indique, cette BD va traîter du problème des enfants soldats, particulièrement en Afrique. Partout dans le monde, ceux-ci sont contraints de devenir des soldats et tueurs contre leurs grés après que leurs villages ait été décimés, tout comme leurs familles. On assite donc au procès d’un gamin qui va raconter son histoire et son embrigadement dans les milices et toutes les actions atroces qu’il a dû faire. Tamba représente tous ces gamins réels à qui on donne une arme, que l’on drogue avant une attaque, pour éradiquer une population innocente. Récit actuel, il s’agit ici d’une lecture très intéressante expliquant un peu mieux la géopolitique actuelle et le monde africain.

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