Tribune : Smart cities : des villes plus fonctionnelles… et plus vulnérables aux cybermenaces

Une université crée une ville fantôme pour les voitures autonomes

Lorsque les collectivités font face à un challenge titanesque axé sur une gestion plus efficiente et démocratique pour les usagers, le nombre exponentiel d’utilisateurs et le volume considérable de data pose un double défi, comment traiter  les données récoltées et intégrer la cybersécurité dans la construction des territoires intelligents ?  

D’ailleurs, une récente étude Intel / Juniper Research a positionné Nice au 13e rang mondial des smart cities les plus performantes. L’Hexagone est déjà aux premières loges de l’enthousiasme mais aussi des problématiques liés à la transformation numérique des villes, anticipant ainsi les Jeux Olympiques de 2024, qui transformeront Paris à son tour en smart city

Les smart cities sont appelées à devenir des centres urbains de première classe, et à contribuer à un pourcentage important du PIB mondial. Aux vues de l’actuelle transformation numérique des villes, on estime que dans les 20 prochaines années les municipalités à travers le monde pourraient dépenser plus de 41 billions de dollars en smart technologies (Big data, technologies mobiles, robotique, IoT…). Matérialisés par les caméras, les feux de circulation, les réverbères, et autres capteurs d’égouts ou compteurs de gaz et d’électricité, ces développements permettent une meilleure gouvernance des villes, une utilisation plus efficiente des ressources, et une amélioration de la vie des habitants.

Si l’inter-connectivité des villes les rend plus fonctionnelles, elle les rend aussi plus vulnérables aux cyber-risques

Avec le développement de formidables systèmes de communication au sein des smart cities, les habitants vont voir évoluer leurs manières d’interagir, de travailler, et de prospérer. Cela va générer d’importants transferts de données ainsi qu’un stockage de données volumineux, à gérer par les municipalités.

Si l’inter-connectivité des villes les rend plus fonctionnelles, elle les rend aussi plus vulnérables aux cyber-risques. Brouillage de signaux, manipulations à distance, attaques par déni de service (DDoS), logiciels malveillants, rançongiciels, sont autant de menaces que les smart cities doivent prendre en considération dans leurs plans. La cybersécurité doit couvrir aussi bien les infrastructures sensibles que les prestataires de services privés et publics, les institutions, et les Hommes.

En effet, les appareils IoT nécessitent d’être en communication constante avec les appareils des habitants, qu’il s’agisse de leurs smartphones ou même d’implants. Par conséquent, il est essentiel que les portes virtuelles des smart cities soient dotées de clés virtuelles et de verrous contrôlables à distance. Aujourd’hui, le fait est que les portes virtuelles des smart cities ne sont jamais totalement verrouillées, et constituent donc des vulnérabilités desquelles les cybercriminels peuvent tenter de tirer profit.

En somme, on ne pourra pas dire que les smart cities sont sécurisées tant que cela n’aura pas été prouvé. Des mesures doivent être mises en place, couvrant aussi bien la sécurité physique que la sécurité nationale, pour vérifier et garantir que certains processus et opérations ne soient jamais défaillantes.

Quelles sont les 15 éléments d’une smart city qui ne doivent jamais faire défaut ? La réponse est à découvrir dans la publication Securing Smart Cities, co-écrite par Amin Hasbini, chercheur sénior en sécurité chez Kaspersky Lab.

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