Le club de lectures d’Übergizmo – Episode 15

Bonjour à tous et bienvenue à bord du club de lectures d'Übergizmo où je vous parlerai des différents ouvrages que je reçois de la part des éditeurs et où je vous apporterai mon point de vue parfaitement subjectif à leurs sujets. Il ne s'agira uniquement que de BD, comics et mangas, voire parfois des artbooks. Sachez qu'il n'y a pas d'ordre de préférence dans la rédaction de cet article mais un bon vieux système du "c'est en haut de la pile donc je le chronique en premier".

Mon père alcoolique et moi (Akata) – 9.65€

Mariko est aujourd’hui autrice de mangas. Mais sa vie n’a pas été facile : Élevée dans un foyer peu aimant, entre un père alcoolique et une mère embrigadée dans une secte, elle a dû grandir trop tôt… Découvrez dans son autobiographie comment, de la petite enfance jusqu’à sa vie d’adulte, elle a lutté quotidiennement pour trouver sa place dans ce monde. Abordant frontalement une thématique trop souvent passée sous silence, Mon père alcoolique et moi traite également de nombreuses autres thématiques, de manière plus ou moins approfondies : violences faites aux femmes, société patriarcale, hypocrise du monde des adultes, pression sociale pour faire des enfants, dérives sectaires, déni, enfermement psychologique, reproduction du schéma familial, culpabilité… et pardon ?

Sous des traits simples, limites enfantins, le récit et la lecture sont lourds. Ce manga est bien plus difficile à lire que ce que j’imaginais. Récit autobiographique on y retouve la jeunesse et vie actuelle de son autrice qui a subi de nombreux malheurs dans sa vie. L’alcoolisme du père de famille a complètement détruit la vie de famille de l’autrice, sa soeur et leur mère (dont l’histoire tragique sera révélée dans le manga). A ne pas lire déprimé !

Signal 100 T1(Delcourt) – 7.99€

M.Shimobe, professeur principal et souffre-douleur d’une classe indisciplinée, leur diffuse un jour un film étrange. Ses élèves réalisent alors qu’ils viennent d’être hypnotisés ! Pour parfaire sa vengeance, M.Shimobe se suicide après leur avoir dévoilé une dernière information : Il existe 100 actions à ne pas réaliser sous peine de mort ! Leur vie prend un tournant macabre.

Lire un extrait

Ce manga se base sur le classique huis-clos de survie. Ici on assiste à une sorte de battle royale inversé. En hypnotisant toute la classe, le professeur a fait en sorte que s’ils réalisent certaines actions sur une liste de 100, alors ils se suicideront. Mais bien évidemment, ils n’ont aucune idée des actions en question ! Vont-ils alors prendre le risque de se changer, d’aller aux toilettes, se brosser les dents… ? Approche intéressante d’un genre classique, sa lecture m’a intrigué et invité à découvrir la suite.

Orc Stain T1 (Casterman) – 17€

Le grand Orcstar a accompli ce que nul autre avant lui n’était parvenu à faire : unifier toutes les tribus d’Orcs, ce peuple brutal et dégénéré, pour régner sans partage sur la Terre et mettre enfin la main sur le Chibre Divin. Mais un oracle lui apprend qu’un mystérieux borgne pourrait bien mettre à bas son empire. Commence alors une chasse à l’orc, et le début des ennuis pour le pauvre Qu’Un-OEil…

Vous voici catapultés dans l’univers foutraque de James Stokoe, le fils spirituel de Philippe Druillet et Geoff Darrow.

Lire un extrait

Enorme fou rire et énorme coup de coeur pour cette oeuvre hors-du-commun. Dans un univers fantastique peuplé d’orcs tous plus débiles les uns que les autres, on suit les aventures d’un orc à la capacité surprenante de pouvoir déceler le point faible de toute chose ! Le monde imaginé ici voue un véritable culte à la bite (enfin ici on dit le gronche). Oeuvre magnifiquement dessinée et surtout colorisée, on en prend plein les yeux tout le long avec une aventure rythmée et dynamique. Extrêmement pressé de lire la suite, si j’en crois la page Wikipedia de l’oeuvre, on n’est pas près de l’avoir de suite à mon grand désarroi.

Un must read indéniable !

Amour Djihad & RTT (Delcourt) – 12€

La vie s’écoule paisiblement au sein de l’administration départementale. Mais quand Kowalsky s’autoradicalise en regardant des vidéos sur Internet, la routine fait place au chaos. Quelles sont ses revendications ? Va-t-il mettre ses menaces à exécution ? Les heures supplémentaires lors d’une prise d’otage peuvent-elles être récupérées en RTT ? Le premier thriller d’entreprise à mourir de rire !

Amour, Djihad & RTT est une plongée loufoque dans le monde du travail à l’heure du terrorisme, lorsque deux mondes a priori totalement différents se rencontrent dans leurs aspects les plus absurdes.

Lire un extrait

Quand Kowalski s’autoradicalise après avoir vu des vidéos sur internet, il tente une prise d’otages au sein de sa société. Cependant, tout ne se passera pas comme prévu et le protagoniste principal ne semble pas entièrement au fait avec ce que le djihadisme signifie. Récit à prendre au quatrième degré et bourré d’absurdités, il m’a en tout cas beaucoup fait rire et ne fait en aucun cas l’apologie du terrorisme. N’hésitez pas à vous payer une bonne tranche de rire sur fond de revendications syndicalistes avec cette oeuvre !

Les mauvaises herbes (Delcourt) – 29.95€

Un ouvrage bouleversant, richement documenté, le témoignage d’une femme par une femme, qui retrace non seulement le parcours d’une vie, mais, à travers lui, tout un pan de l’histoire moderne de la Corée du Sud.

1943, en pleine guerre du Pacifique, la Corée se trouve sous occupation japonaise. Sun, 16 ans, est vendue par ses parents adoptifs comme esclave sexuelle à l’armée japonaise basée en Chine. Après avoir vécu 60 ans loin de son pays, Sun revient sur sa terre natale. L’histoire d’une « femme de réconfort » qui en dit long sur l’histoire avec un grand H.

Dernier ouvrage de cette nouvelle vague de chroniques avec un récit pas drôle du tout, entièrement en noir et blanc et un énorme bloc de 500 pages environ ! On y découvre ici la vie des femmes de réconfort, autrement appelées esclaves sexuelles. Si dans le cas présent on nous présente celles de Corée lors de l’invasion japonaise durant la Seconde Guerre Mondiale, le modèle reste le même, et c’est rappelé à la fin du livre, pour toutes les guerres. A chaque fois, l’envahisseur va abuser des femmes locales et les contraindre à des viols répétés et massifs, ces femmes sont parfois même déshonorées par leur propre famille des années plus tard une fois l’envahisseur battu. Touchant et poignant récit, on y découvre l’intégralité de la vie de cette femme de sa plus tendre enfance où se nourrir ne fut pas chose aisée à son retour en Corée 60 ans plus tard dans un refuge d’anciennes femmes de réconfort.

Un ouvrage qui apporte une mise en lumière utile et fascinante sur des faits historiques peu connus et pourtant terriblement abjetcs et atroces.

Tags :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité