Blame et Aposimz : découverte des oeuvres de Tsutomu Nihei chez Glénat Manga

Glénat Manga m'a envoyé plusieurs ouvrages de Tsutomu Nihei au cours des mois passés : Blame (5 tomes sur 6) et Aposimz (3 tomes parus en France à ce jour). Et il est temps de vous partager mon avis sur ces oeuvres TRES particulières.

Blame (14.95€ par tome)

Synopsis :

Peut-être sur Terre… Peut-être dans le futur… Killee est un cyborg taciturne qui erre dans une gigantesque cité labyrinthique, s’étendant sur des milliers de niveaux. Armé d’un revolver amplificateur de radiations et accompagné de la scintifique Shibo, il part en quête du « net-gene », un programme qui aurait échappé à la contamination globale d’un virus informatique, et qui serait capable de gérer le monde.

Édité en 2000, Blame! est l’œuvre qui a révélé le génie de Tsutomu Nihei. Son univers si particulier mélangeant l’organique à l’inorganique et son trait unique ont depuis conquis les geeks du monde entier pour devenir une référence culte. En 2017, l’arrivée du film d’animation adapté du manga a permis à toute une nouvelle génération de connaître la licence. Avec cette édition Deluxe en 6 tomes, dans un format proche de la nouvelle édition d’Akira, vous pourrez redécouvrir les fondements de l’univers Nihei dans toute sa splendeur.

Blame est clairement un OVNI difficilement descriptible. Mais parmi les éléments qu’on peut citer, on peut mentionner les choses suivantes :

L’action ne s’arrête jamais. Si vous pensez respirer trente secondes, oubliez l’idée, notre héros et ses diverses rencontrent foncent à toute vitesse dans une survie permanente en recherche d’un mystérieux gène. Et qui dit action permanente dit hémoglobine et combats à foisons.

Il y a très peu de dialogues. Chaque tome fait 350-400 pages mais se lit très vite tant les dialogues sont faibles et laissent place à une action et des combats permanents entre diverses entités plus ou moins organiques.

Aucun synopsis ne se trouve à l’arrière du manga et aucun résumé des tomes précédents ne s’y trouve non plus.

La compréhension de la quête du héros se fait avec complexité et j’imagine que le sixième et dernier tome de la saga (non lu car non sorti) répondra aux très nombreuses questions que génère cette oeuvre.

Nous voyageons à traver les temps et l’espace tout au long de l’oeuvre donc il est impossible de situer un lieu ou une date précise voire approximative.

Si vous aimez la science-fiction, très clairement vous serez servis ici !

Aposimz : la planète des marionnettes (7.60€ par tome)

Sur l’astre artificiel géant Aposimz, couvert de ruines… En plein milieu d’un exercice de marche, Ao, Biko et Esserow, habitants de la “poutrelle à la macle blanche” viennent au secours d’une fille étrange poursuivie par des soldats de l’empire de Libedoa. Celle-ci leur confie un “code” et sept projectiles capables de bouleverser le monde !

Dans Aposimz, l’auteur du mythique Blame ! et du déstabilisant Knights of Sidonia puise ce qu’il a pu concevoir de meilleur dans ses différentes œuvres, pour nous proposer un récit de dark-fantasy contemporain et accessible, qui saura captiver tout autant les fans de la première heure que les néophytes. Si vous êtes un inconditionnel de Nihei, vous vous sentirez en terre familière avec les “marionnettes” qui peuplent cette planète, et si vous découvrez pour la première fois son univers, vous n’aurez qu’à suivre le jeune Esserow pour vous laisser guider par la belle Titania !

Extrait

Si dans Blame, la teine principale de l’oeuvre est le noir et ses nuances, ici c’est l’inverse complet avec le blanc. Ce blanc reflète la neige et l’aspect froid de la planète où se situe l’aventure. De longues étendues de surfaces glacées sont à la surface de la planète. Tandis qu’à l’intérieur c’est en très large majorité le métal qui est présent dans la composition du sous-sol.

Récit de science-fiction à nouveau, cette fois-ci on prend un peu plus notre temps même si c’est tout aussi dynamique. Pas de recherche de gène mystère ici mais simplement la protection de mysérieuses balles ultra puissantes capables de percer la structure qui recouvre la planète.

Du côté du spectre de personnages, on retrouve des humains normaux et des marionnettes : des humains qui ont reçu « le code » et ont réussi son assimilation et sont devenus des surhommes capables de s’entourer d’une armure et se battre et émettre divers projectiles.

A la fin des trois tomes, tout est encore assez flou, mais l’aventure promet d’être hors du spectre commun du genre shônen.

Pour chacune des oeuvres de Nihei, la première lecture n’est clairement pas la plus accessible et une seconde relecture paraît nécessaire pour bien saisir les aventures que nous découvrons. Les amoureux de cyberpunk et science fiction seront en tout cas comblés.

Tags :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité